Salut, moi c’est Briac, enchanté.
Ici, je partage avec toi mon histoire, celle d’un enfant des années 80, qui découvre sa préférence pour les hommes.
Sans détour, je livre les étapes qui ont permis ma construction en tant qu’homosexuel. Les questions, les épreuves, les plaisirs.
Pas de censure dans mes textes, c’est mon histoire à l’état brut, on ne va pas tourner autour du pot.
Participe, réagis, donne ton avis, partage ton expérience.
Nous sommes entre nous.
1 – Le déclic
Je me souviens de la période durant laquelle j’ai compris que je préférais les hommes. Ce n’est pas un instant précis, une date à marquer sur le calendrier. Il n’y a pas eu de déclic brutal, plutôt une révélation étape par étape.
Cela remonte à la dernière année d’école primaire. Les filles commençaient à s’intéresser à moi, parce que, sans vouloir me jeter des fleurs, j’étais un garçon mignon. J’aurais pu sortir avec l’une d’entre elles, puisque je n’avais pas encore défini ma préférence.
Quand on ne sait pas, quand on ne s’est pas encore posé les bonnes questions, on se laisse influencer par le monde qui nous entoure, les stéréotypes, le chemin que tout le monde a parcouru avant nous. Je parle ici des années 80, il faut se replacer dans le contexte.
On ne voyait pas d’homosexuels dans les films ou les séries. Il n’y avait pas de littérature pour ceux qui préfèrent les hommes. Surtout, il faut se souvenir qu’il n’y avait pas internet. Quand on se posait des questions, on ne pouvait pas simplement se rendre sur Google pour avoir des réponses. Il fallait en parler à quelqu’un dans la vraie vie. Ce qui est extrêmement difficile, voire impossible.
Alors, plutôt que d’obtenir des réponses, on suit le mouvement. Enfant, on aspire à être comme les autres, à ne pas sortir du lot. C’est tellement puissant, le poids de la culture, des traditions, que oui, un jour j’ai embrassé une fille, dans la cour de récréation, sur la bouche. Je n’ai rien ressenti de particulier. C’était agréable, mais je n’avais pas de petits papillons dans le ventre.
En revanche, il y avait ce camarade de classe, Sébastien. Je le trouvais tellement beau. Au début, j’ai pensé que tout était « normal ». Je déteste ce mot, mais quand on ne s’est pas encore construit, on essaie d’être « normal », de se couler dans le moule en imitant les autres. Alors, dans mon cerveau, j’expliquais cette attirance par le fait que nous avons tous besoin d’un modèle.
Les amis, surtout à cet âge, on les prend pour exemple. Lui, il était beau et bien foutu. Je ne parle pas de jolis petits muscles et d’un ventre plat avec des abdominaux, nous sommes à l’école primaire. Disons qu’il était déjà bien dessiné. Surtout, il était sûr de lui, viril pour son âge, ce que l’on appelle un bourreau des cœurs.
Et effectivement, c’est lui le premier, dans notre classe, qui est sorti avec une fille. Ainsi, à la fois mignon, sportif et masculin, il avait tout pour être mon modèle. Je le regardais beaucoup. Je ressentais quelque chose de particulier en sa présence. Impossible de savoir, à l’époque, ce qu’était ce sentiment que j’avais envers lui, cette attirance. Ce que l’on désigne comme le charisme ? Il en avait, ce n’était pas ce qui perturbait mes sens.
Quand est-ce que j’ai compris ? Quand je l’ai vu embrasser sa petite copine dans un coin de la cour de récréation. À ce moment, je ne me suis pas dit que j’aimerais avoir une copine et pouvoir l’embrasser. Tout ce à quoi j’arrivais à penser c’est que je voulais être à la place de cette fille, que ce soit à moi que Sébastien roule une pelle ! Ne pas être dégoûté par le fait de partager sa salive avec un mec, c’était déjà un indice.
C’est perturbant, à cet âge, d’avoir ce genre de pensée. Je ne comprenais pas bien. Pourquoi est-ce que je voulais qu’un garçon m’embrasse ? Est-ce que j’aurais préféré être une fille ? Ce sont des questions qui m’ont beaucoup perturbé avant que je ne comprenne que non, je voulais être un homme et être dans les bras d’un autre homme.
C’était le déclic. Ensuite, bien sûr, il a fallu beaucoup de temps pour que je prenne réellement conscience de ce qui se passait. Puisque je n’avais pas d’exemple, que je ne connaissais personne d’homosexuel (c’était ce que je croyais), je ne savais pas vers qui me tourner. En parler à mes potes ? Impossible, ce n’était pas la « norme », je ne devais rien dévoiler. Inutile de dire qu’il était tout aussi impossible d’en parler à quelqu’un de ma famille.
Pendant ce temps, je commençais à développer mon univers. Le soir, avant de m’endormir, je visualisais Sébastien, me tenant dans ses bras, me serrant contre lui, déposant ses lèvres contre les miennes. J’avais embrassé une fille et je n’avais rien senti de particulier. Mais le simple fait d’imaginer le corps de Sébastien contre le mien, sa langue dans ma bouche, me donnait des frissons dans tout le corps.
Ce n’était pas qu’un modèle. Le long chemin pour accepter mon attirance commençait. Et cela allait prendre du temps. Pour l’instant, seul dans ma chambre, j’étais heureux, en pensant à lui, en m’imaginant vivre une histoire d’amour avec lui. Ce n’était pas que physique, les sentiments venaient s’en mêler.
Mon comportement a commencé à changer. Quand je lui parlais, je ne voyais plus simplement un camarade de classe. Tout mon corps se transformait en coton pendant nos conversations, j’étais presque timide devant lui, je n’arrêtais pas de le fixer et de me dire que tout ce que je voulais, c’était être contre lui, nu.
Je pense qu’il n’a jamais rien remarqué. Son comportement à lui n’a pas changé du tout. Il me considérait comme ses autres potes. À me taquiner, à être assez tactile, dans la limite de ce que l’on peut faire entre mecs. Pour moi, tous ces gestes avaient une autre signification. Son sourire me faisait fondre, de le voir dans les vestiaires provoquait des sensations que je ne comprenais pas encore.
J’avais envie de son corps, d’une manière que je n’avais jamais ressentie pour une fille. On le sait, notre préférence émerge immédiatement. Notre seul travail est de l’accepter, de l’assumer.
2 – Les accidents
Je n’ai jamais exprimé mes sentiments pour Sébastien. Ni envers lui, ni envers personne. J’avais des potes, mais je ne pouvais pas me confier, c’était beaucoup trop risqué. Petit à petit, je voyais mes camarades se mettre en couple, ou du moins expérimenter les premières phases de l’amour. Et absolument tout le monde suivait le schéma attendu par la société : un garçon et une fille.
J’allais sur mes 13 ans et j’avais un autre « problème » à gérer. Une nuit, je me suis réveillé brutalement. Dans mes draps, il y avait un liquide étrange. J’ai d’abord pensé que j’avais mouillé mon lit, ce qui est déjà une honte suffisante. À cet âge, on sait contrôler sa vessie, on ne se laisse plus aller.
J’ai regardé de plus près. C’était autre chose. D’une consistance bizarre. Effrayé, il faut bien le dire, j’ai longuement observé le champ de bataille. J’ai d’abord touché mon sexe, il était à la fois luisant et collant. Je ne comprenais pas du tout ce qui se passait.
Ensuite, j’ai touché ce liquide, laissé sur le drap. Là aussi, c’était d’une consistance inédite et dégageant une odeur particulière. Ce dont je me souviens, c’est que ça collait, ce qui me semblait anormal. Et puis, tout n’était pas absorbé par le tissu.
Qu’est-ce qui venait de sortir de mon zizi ? Et plus simplement, qu’est-ce qui venait de se passer ?
Je ne sais pas si c’est plus simple pour les jeunes d’aujourd’hui. Je rappelle que nous sommes toujours dans les années 80 et qu’il n’y a pas encore internet. On ne pouvait pas simplement poser des questions à un moteur de recherche pour essayer de trouver des réponses.
Quand un phénomène étrange se produit et qu’il n’y a pas d’autre moyen, on en parle généralement autour de soi. Mais ce genre d’événement est particulier. On comprend, instinctivement, que cela relève de l’intime. Et on éprouve une certaine honte. Comment aller vers un pote ou un adulte et lui dire qu’on a taché ses draps ?
Ce phénomène m’a beaucoup perturbé, mais avant tout il fallait effacer les preuves. Retirer les draps, les mettre au panier à linge, en étendre de nouveaux. On se croit discret, on se dit que les parents ne verront rien. Seulement, c’est anormal, de tout d’un coup se mettre à changer ses draps. Sans effacer les traces avant. Je suppose donc que les parents comprennent, en voyant les marques.
J’aurais aimé pouvoir en parler à mon père. Je ne lui fais aucun reproche, mais puisque ça relevait de l’intime, je n’aurais jamais osé. Nous n’étions pas si proches, il ne donnait pas envie de se confier. J’espère qu’il y en a certains qui ont grandi dans des familles un peu plus ouvertes sur la question. Je crois que c’est assez rare.
Et puis, à cet âge on a aucune confiance en soi. Puisqu’on ne comprend pas ce qui se passe, on craint d’avoir fait une bêtise. Alors, même si le réflexe, puisque ça touche au zizi, est de vouloir en parler au mâle de référence, le père, on n’ose pas.
Comme je n’avais aucun moyen de comprendre, la chose s’est reproduite. Plusieurs nuits, j’ai taché mes draps. Au fur et à mesure, il y avait quelque chose de différent. Lorsque je me réveillais, mon sexe était encore dur. Et je pouvais observer des gouttes de ce liquide expulsées par à-coups. Je n’avais pas encore assisté au gros de l’éjaculation. Au réveil, la dose principale était déjà sortie.
Je commençais à comprendre, avec mes maigres connaissances dans le domaine.
Dans ces années-là, quel était le réflexe ? Consulter une encyclopédie papier ! J’ai l’air vieux en disant cela. Ainsi, j’ai pris le numéro de l’encyclopédie qui m’intéressait et je me suis enfermé dans ma chambre. C’est dingue d’avoir tellement peur quand on aborde les questions intimes, que tout le monde affronte, sans en parler.
J’ai commencé à lire l’article consacré à la verge. Ce n’est pas très glamour, la description faite par une encyclopédie est uniquement scientifique. Au moins, j’avais quelques réponses. J’en ai appris un peu plus sur le sperme, la manière dont il se forme dans les testicules, ce à quoi il sert et comment il est expulsé.
Je me suis rendu à l’article sur l’érection, quand la verge se gonfle et se tend, pour pouvoir éprouver du plaisir, stimuler l’organisme et arriver jusqu’à l’éjaculation. En lisant cet article et en creusant les détails, j’avais une érection dans mon short. Je me demande si les hétéros bandent en lisant ce genre de descriptif.
Parce qu’en plus, il y avait des images. Pas des photos, plutôt des illustrations. Du pénis, des bourses et du fonctionnement interne. Mon sexe était tendu en regardant ces croquis. Dès que cela touche à la sexualité, on réagit, bien évidemment. J’avais un début d’explication et voilà ce que j’avais compris à ce stade :
« Lorsque le pénis est stimulé, il grossit, pour entrer en érection. Ensuite, par frottement, on le stimule. Le sperme se prépare et il faut frotter encore jusqu’à l’éjaculation. Un phénomène totalement naturel qui sert à la procréation. »
Donc, je savais désormais ce qu’il se passait la nuit. Mon sexe entrait en érection, il se frottait contre les draps et au bout d’un moment, le sperme sortait. En plus, je savais exactement ce qui le stimulait. Avant de me réveiller, je faisais un rêve érotique, toujours le même.
J’entre dans des toilettes publiques. Je me place devant un urinoir, à côté d’autres mecs. J’ai envie de regarder de leur côté. Je suis excité par le bruit de la pisse et la vue de toutes ces verges sorties de leur pantalon. Je sens mon sexe grossir. J’éjacule, je me réveille, et mes draps sont souillés. De quoi rêvent les hétéros lors de leurs premiers accidents nocturnes ?
J’avais un peu avancé dans mes connaissances. Maintenant, il fallait que je comprenne comment maîtriser le phénomène, pour ne pas avoir à mettre les draps au linge sale plusieurs fois par semaine.
3 – La solution
J’ai continué mes recherches, pour comprendre le processus. Bien sûr qu’on se passionne pour ce sujet. Lorsque cela parle de sexe, on sait se concentrer, on a envie d’en savoir plus. Il n’a pas été difficile de découvrir que, pour maîtriser l’éjaculation, éviter les accidents nocturnes, il faut en passer par la masturbation.
C’est le moyen de prendre le contrôle sur la nature. Cette dernière a tout prévu pour que le sexe entre en érection, pour que cela procure du plaisir et pour qu’on répande son sperme. Il est fabriqué en permanence, on a assez rapidement les couilles pleines. Comme pour tout, il faut relâcher la pression, sinon l’organisme prend les devants et ce sont les draps qui morflent.
C’est le genre de technique pour laquelle on n’a pas besoin de professeur, même si c’est mieux et que cela fait un scénario de porno excitant. Dans la vraie vie, en général, on se débrouille seul. Le mécanisme de base est à la portée de tous. Il faut faire entrer le sexe en érection, puis le prendre en main et aller et venir jusqu’à l’éjaculation.
J’ai attendu le soir, pour essayer. Puisqu’au fond, on a ce sentiment que ce n’est pas quelque chose de bien, que personne ne doit nous voir pratiquer. Ce n’est pas appelé le plaisir solitaire pour rien. Et puis, on ne voit pas les autres hommes le faire, c’est donc que cela doit rester caché, même si tout le monde succombe à ce plaisir.
Il y avait trop de risques dans la journée, que quelqu’un entre dans ma chambre. Alors, j’ai attendu l’heure du coucher. Ce moment où j’étais censé dormir. Pour le premier test, je n’ai eu besoin d’aucune stimulation visuelle. Rien que de penser à ce que j’allais faire a permis à ma verge de se tendre. J’ai pris un bon moment pour la regarder.
Que c’est beau, de voir son propre pénis se soulever, lentement, se décoller des testicules pour, par à-coups, gonfler. Quel spectacle merveilleux de voir, entre ses cuisses, son sexe dressé. Peu importe l’âge, quand on bande, on se sent plus fort, on se sent viril, on se sent bien. J’ai longuement regardé mon sexe en érection. Je le trouvais tellement beau.
Rien que de bander est déjà un plaisir en soi. J’ai ensuite pris mon sexe en main. Quelle sensation ! Jusque-là je ne l’avais tenu qu’au repos, au moment de pisser ou de le laver. Là, je tenais mon sexe raide entre mes doigts. Quel sentiment de puissance ! On se sent enfin homme quand on tient son pénis bien dur fermement en main.
J’ai commencé le va-et-vient. Le plaisir ! Immédiat, intense. Enfin, j’avais la maîtrise de mon sexe. J’ai savouré cette première fois, la découverte de toutes nouvelles sensations absolument incroyables. On se dit que c’est quand même dingue de pouvoir se faire tellement plaisir simplement en astiquant sa queue.
Cela n’a pas duré très longtemps. Les premières masturbations sont courtes. On doit apprendre à maîtriser la chose. Et puis, quand c’est le début, on a dans l’idée que le seul objectif est l’éjaculation. On ne sait pas encore que le plus important est de faire durer.
Le but était de ne pas tacher les draps, mission totalement ratée. Je me suis laissé envahir par le plaisir de ce frottement de ma main le long de ma bite. Je n’ai évidemment rien contrôlé. J’ai bien senti le sperme monter, quelque chose se préparer. Je me suis laissé éjaculer librement. Un beau jet, qui s’est écrasé… sur les draps.
C’est donc cela qui se passait la nuit, quand je faisais un rêve érotique. Mon sexe dur trouvant un moyen de se frotter, pour être stimulé, pour vider les testicules. Je venais d’assister au spectacle intégral, à toutes les étapes.
J’ai regardé ma verge se contracter, expulser encore du liquide. On peut vraiment parler de liquide au début. Cela n’a pas la consistance épaisse et blanche qui vient très vite. Les premières éjaculations, c’est plutôt transparent.
C’était quand même un peu effrayant. La verge qui se contracte, le plaisir que cela procure, on se demande ce qui se passe. Du moins, on se pose des questions après coup, une fois que les burnes sont vides. Sur le moment, on ne se demande pas comment cela fonctionne, l’essentiel est le plaisir éprouvé.
J’ai laissé mon sexe revenir à l’état de repos, gluant, collant. J’étais heureux ! Mais il fallait une fois de plus laver les draps. La technique devait être améliorée. Heureusement, inutile d’avoir fait les grandes écoles pour trouver la parade. Il y a une intelligence du sexe. Quand c’est pour se faire du bien, on trouve toujours des solutions.
Autant dire que j’ai recommencé tous les soirs. Quand on découvre un plaisir, on en a tout le temps envie. Le simple fait d’être nu dans mon lit me faisait entrer en érection. J’avais besoin de ma masturbation quotidienne, impossible de dormir sans. Par peur d’un accident nocturne, mais surtout pour les sensations éprouvées.
Toujours un mouchoir prêt à côté de moi. L’objectif étant de ne pas laisser de traces. Se faire du bien et récupérer la semence dans le Kleenex. Ensuite, aller aux toilettes. Pour pisser, et pour se débarrasser de la preuve. Avec le recul, je pense que mes parents ont compris. C’était une nouvelle habitude, d’aller dormir et de me relever quelques minutes plus tard, pour me rendre aux toilettes.
Très vite, je ne pense plus qu’à ça. Les fantasmes se multiplient dans ma tête. Il n’est pas difficile de me faire bander, une seule petite stimulation et ça part. En plus, le liquide devient de plus en plus épais. C’est encore meilleur quand il sort, il doit forcer un peu. Je voudrais passer mes journées à me masturber. C’est, je crois, le rêve de beaucoup d’hommes.
4 – Les stimulations
Il n’y a toujours pas internet à la maison. On n’en parle même pas, c’est quelque chose qui apparaîtra brutalement. En France, nous avons le Minitel. Je sais qu’il y a moyen de se faire plaisir grâce à cet appareil. Dès qu’un nouveau moyen de communication apparaît, le monde du sexe s’en empare, car c’est souvent l’utilisation principale qu’on fait d’une technologie. Je n’ai jamais réellement creusé, puisqu’il était dans le bureau de mon père. Impossible d’aller fouiller pour trouver de quoi m’exciter. Je crois d’ailleurs qu’il y avait surtout des trucs pour les hétéros.
De toute manière, je n’avais pas besoin de ça pour me stimuler. On se contentait vraiment de peu à l’époque. Du côté de la télévision, je pouvais fantasmer sur les corps dans la série Alerte à Malibu. Réputée pour montrer des femmes en maillot de bain, à la poitrine généreuse, courant au ralenti sur la plage. Évidemment, moi, ce qui m’intéressait, c’était tous les acteurs poilus dans leur short de bain.
Il y avait aussi quelques films où on voit de la nudité masculine. Je me souviens du Nom de la rose où il y a une brève scène dans laquelle on voit le zizi de l’acteur. Mais aussi Backdraft, gros succès à l’époque, avec une scène dans les douches. J’avais ces films sur VHS et je rejouais ces passages pour me faire plaisir. C’était archaïque, mais quand le sexe commande il ne recule devant rien.
Il y avait également les catalogues, comme celui de La Redoute. Les pages reléguées tout à la fin, présentant les sous-vêtements pour hommes. Avec de beaux modèles, ayant de quoi remplir un slip ou un boxer. Je regardais ces pages, assis à mon bureau, nu, et je me masturbais frénétiquement. Je n’avais pas d’autre accès à des images plus ou moins érotiques.
Il suffisait parfois de voir les photos sur les boîtes contenant les boxers et les slips, avec juste le bas du corps d’un mec, pour que je sois excité. Si j’avais vécu cette période en ayant internet, j’aurais passé des heures sur les sites de cul. Je me suis rattrapé plus tard.
À cette époque, je n’avais pas beaucoup d’occasions de voir des hommes à poil. Je faisais surtout travailler mon imagination. Elle est fertile quand elle est axée sur le sexe. Je commençais à penser à la fellation, j’avais tellement envie d’essayer. Je pensais aussi à la sodomie, cela me paraissait dégoûtant. Quand on ne pratique pas, on ne peut pas associer cet emboîtement au plaisir qu’il procure dans la réalité.
Je cherchais toutes les sources de stimulation. Un jour, j’ai vu un slip kangourou de mon père dans le panier à linge. Ça m’a excité de suite. Je l’ai pris et je me suis enfermé dans ma chambre. Les traces et les odeurs d’un sexe resté enfermé dans ce sous-vêtement pendant un long moment. Je l’ai approché de mon nez, je respirais l’odeur du mâle et elle me faisait triquer.
Tout en sniffant ce calbute, j’ai pris mon sexe en main pour me masturber. Je n’y voyais rien de mal. Quand la libido s’exprime elle a son propre raisonnement. Ce n’était pas mon père que je visualisais dans ce slip kangourou, uniquement un mâle. Avec une grosse queue, des bonnes burnes et une activité sexuelle.
Cette odeur est si particulière. Celle de l’homme, celle de ses organes génitaux masculins. Qu’est-ce que j’ai pu me branler en sniffant les calbutes de mon père.
Je l’ai vu nu de temps en temps, en entrant dans la salle de bains sans vérifier s’il y avait quelqu’un. Je connais son sexe. À une époque, déjà lointaine, il prenait son bain avec moi. Pour surveiller, bien sûr, il n’y avait aucune dimension sexuelle. On ne laisse pas un jeune enfant seul dans l’eau du bain.
Mon rêve était alors d’avoir la même verge un jour. J’aimais déjà mon sexe, je le trouvais beau, mais je savais qu’à un moment des poils allaient apparaître. Cela me paraissait beaucoup plus viril. Mon sexe allait encore grandir, je l’espérais, et s’épaissir. Les darons ont toujours des verges épaisses, c’est tellement beau. Mes testicules aussi devaient se développer. J’avais hâte d’avoir mon sexe d’adulte.
C’est une époque durant laquelle je me branle très souvent, nu à mon bureau. Un jour, alors que je suis en pleine excitation, la porte de ma chambre s’ouvre. C’est mon père. La honte. Il vient de briser un moment d’intimité. On se regarde. Bêtement, je pose mon short sur mon sexe, comme si cela allait cacher quoi que ce soit.
C’est peut-être moins gênant d’être surpris par son père que sa mère. Dans cet instant, il y a une sorte d’échange. Il peut comprendre ce que c’est. Il a été adolescent et certainement qu’il pratique toujours la masturbation.
Il me regarde, il ne dit rien. Il referme la porte de la chambre. Pas de punition, la masturbation est quelque chose de naturel. Et puis, il n’a pas vu que je me paluchais sur des images de mecs en boxer !
J’avoue, cet événement m’a excité. Me faire surprendre par un adulte, mon père. Qu’il me voit, sexe raide en main. J’ai eu honte, éprouvé un peu de gêne, mais surtout cela m’a stimulé. Il a vu que j’étais devenu un homme, que je pouvais désormais moi aussi produire et expulser du sperme. Mes fantasmes pouvaient se préciser.
Briac 5 – Se comparer
Ce qui, pour moi, se rapproche le plus d’un frère, c’est l’un de mes cousins. Nous avons le même âge. Durant notre enfance, on jouait ensemble. Puis, au début de l’adolescence, on passait du temps devant la console. Une habitude qui est restée, même si lui a fini par devenir un geek, à consacrer l’ensemble de ses loisirs aux jeux vidéo.
On se voyait principalement pendant les vacances scolaires, qu’il venait passer chez nous. Ma mère étant professeur de français, eh bien elle était à la maison pendant ces périodes. On accueillait donc mon cousin, pour qu’il ne se retrouve pas dans un centre de loisirs ou chez une nounou. L’habitude est restée jusqu’à l’adolescence, au point qu’à la maison qu’il y avait un second lit dans ma chambre.
Cet été-là, il fait très chaud. Difficile de trouver de l’air et les corps transpirent. Alors, nous jouons à la console torse nu. Rien d’impudique, évidemment. Même si ma préférence commence à prendre de l’ampleur et que cela ne me déplaît pas de voir le corps de mon cousin, il n’y a pas de dimension sexuelle. Le corps d’un homme c’est simplement beau, la plus jolie des créations.
En cours de partie, je lance le sujet. Je ne suis pas très sûr de moi, je ne sais pas si on peut aborder ce genre de question avec son cousin. Mais j’ai tellement envie d’en parler que je tente ma chance. Je démarre en douceur, par une simple observation. Tout comme moi, il a des poils sous les aisselles.
Ils ont commencé à apparaître il y a peu. On en rigole, on se trouve cons d’être heureux de découvrir notre pilosité. C’est un symbole, ce qui fait de nous des mâles, des adultes. On est fiers de ces poils. Qui modifient autre chose. Désormais, on sent la transpiration. Ma chambre pue le mec et j’adore ça.
Ceci n’est que le début de la conversation. Un constat, rien de plus. Ce qui m’intéresse, c’est de savoir la suite. Alors, je lui demande s’il commence aussi à avoir des poils au niveau du pubis. C’est l’endroit le plus intéressant pour la pilosité. Cela rend les parties génitales bien plus masculines. On en discute en toute décontraction. Je suis rassuré. Il ne prend pas mal le fait que j’aborde ces questions, il se les pose aussi.
Puis je remarque autre chose. Nous sommes vraiment sur la même longueur d’onde. Il y a une bosse dans son short. Il ne porte rien en dessous, tout comme moi. On aime avoir les parties libres. Il repère mon regard, on se sourit. Oui, nous sommes tous les deux en train de bander. Il ne faut pas grand-chose à l’adolescence, le simple fait de parler des poils aux couilles nous file la trique.
Je baisse un peu mon short, pour exhiber ma pilosité naissante. Il fait de même, on se compare. C’est tellement important d’avoir une sorte de référent. Quelqu’un qui traverse les mêmes phases. Puis on reprend la partie, comme si de rien n’était. Mais dans nos shorts, c’est toujours tendu. Nous attendons qu’il n’y ait plus personne d’autre dans l’appartement.
On a tous les deux envie de se faire du bien. On en discute, découvrant que pour se soulager, chacun profite de la douche ou d’un simple passage aux toilettes. Ce n’est pas ce qu’il y a de mieux, parce qu’il faut aller vite alors que ce qu’on aime, c’est de savourer. On tombe assez rapidement d’accord, on pourrait en profiter sans complexe, tous les deux, dans la même pièce.
Nous sommes cousins et ce sont peut-être des choses qui ne se font pas. Mais c’est la puissance de la libido. Quand elle prend le contrôle, on se sent capable de tout. Il n’y a plus de limite, plus de frontière, on veut profiter du sexe, peu importe ce qu’il faut faire pour cela.
Dès que l’on se retrouve seuls, on baisse nos shorts. J’observe sa verge, il observe la mienne. C’est si beau de voir un pénis en érection. Déjà que j’adore regarder le mien, que je le trouve magnifique quand il est raide, c’est encore mieux de voir celui d’un autre mâle. On a à peu près la même longueur, le sien est légèrement plus épais. Pas de grand-chose, mais ça se voit quand même.
Nous n’avons pas besoin de stimulation du genre vidéo ou image porno. On a les burnes pleines. Après une légère hésitation, chacun empoigne sa queue et commence à la masturber. Qu’est-ce que ça m’excite de le voir aller et venir sur son membre ! On ne se prive pas de gémir, jusqu’à nous porter à l’éjaculation.
Finalement, c’était mieux de partager cela avec mon cousin. Il y a moins de pression qu’avec un frangin. Nous sommes de la même famille, mais les liens sont un peu plus éloignés. Nous avons passé tout notre été à nous masturber, côte à côte. On ne pouvait plus s’en passer. C’est tellement bon de partager cela avec quelqu’un, de se montrer en érection, de voir un mec bander, de le regarder prendre du plaisir.
Nous ne sommes jamais allés plus loin. Pourtant, j’aurais voulu. Prendre sa queue en main, serrer une verge bien dure, la sentir palpiter entre mes doigts. Aller et venir sur son manche, le faire gémir. Oui, je fantasmais sur sa queue. C’est la première que j’ai vue en vrai. Je veux dire, j’avais déjà croisé mon père à poil, mais ce n’était pas pareil. Je ne l’ai pas vu bander, je n’ai pas été aussi proche de lui.
Je ne sais pas ce qu’en pensait mon cousin. Est-ce qu’il se serait laissé faire si j’avais proposé ? Quand il s’agit de sexe, on ne se pose pas trop de questions. Si cela fait du bien, on en a envie. J’attendais qu’il propose. Pour faire les choses bien j’aurais d’abord dû lui expliquer que je préfère les hommes. Se faire masturber par un hétéro et par un gay, cela n’a pas la même implication.
Malheureusement, il n’a jamais demandé. Et cet été est resté une parenthèse rien qu’à nous. Après cela, nous n’avons plus jamais évoqué le sujet, comparé nos poils, partagé des branles. J’aurais dû sauter sur l’occasion, pour manipuler la bite d’un autre, commencer mon apprentissage du plaisir à deux. Il faudra que j’attende encore.
Briac 6 – Exploration
Je suis accro, j’aimerais pouvoir la sortir partout et tout le temps pour me masturber librement. Malheureusement, il faut que je reste discret. Désormais, mes parents savent certainement que mon corps a changé, que je deviens un homme. La voix qui mue est le signe le plus évident. On sait alors que le garçon change et qu’il s’éveille à la sexualité. Je ne peux quand même pas simplement dire : « Personne n’entre dans ma chambre, je me branle ! »
Ce serait bien de pouvoir l’annoncer sans rougir. Ce n’est pas le cas. Alors, à cette époque, je profite de chaque occasion. Le dimanche soir, je prends un bain. C’est une tradition qui remonte à loin et j’y trouve un nouvel intérêt. Allongé dans la baignoire, j’explore mon corps, je l’apprivoise. Personne ne doit entrer, c’est un moment d’intimité respecté.
Je me caresse. Le torse. Je détecte les zones érogènes. Il y en a une qui n’est pas difficile à localiser. Quand je passe un doigt sur l’un de mes tétons, mon sexe réagit. Alors j’insiste sur cette partie et rapidement je bande. Je réalise aussi que le fait de les pincer est encore meilleur. Je joue avec mon corps et j’adore ça.
Je m’occupe aussi de mes testicules. J’aime les prendre en main, les malaxer. Je me sens puissant quand je les tiens. C’est une partie si sensible, qui compte également parmi les zones érogènes. Je les presse, ensemble ou une boule après l’autre, cela me fait du bien. À tel point que je dois réprimer mes gémissements. Ce serait bizarre d’en entendre, venant de la salle de bains, alors que je suis censé prendre un bain.
Je passe le gant de toilette sur mon corps. Le doux contact du tissu rend les caresses encore plus agréables. Je n’oublie pas de me laver. Je glisse le gant entre mes fesses. Que se passe-t-il ? Ce devrait être simplement pour nettoyer la raie, mais c’est agréable. J’insiste, avec le gant de toilette. Je l’enfonce plus profondément. J’éprouve tellement de bonnes sensations, je n’aurais jamais cru que ce serait un plaisir de se travailler le trou.
La réaction de mon pénis est sans appel. Lorsque mon majeur s’enfonce, ma queue devient beaucoup plus raide. Comme elle ne l’a jamais été. Cela semble lui faire beaucoup de bien. Alors, je vais et viens avec mon doigt, punaise que c’est bon ! Je viens de trouver une autre source de plaisir et je me demande combien il m’en reste à découvrir.
Soudain, la porte de la salle de bains s’ouvre. Mon père. Qu’est-ce qui lui prend ? A-t-il oublié que j’étais dans la baignoire ? Pas croyable, il vient se brosser les dents. Il n’aurait pas pu attendre ? De mon côté, je tente de cacher mon érection. J’accumule la mousse au-dessus de mon pénis. Je suis tiraillé entre la honte et l’excitation. Je suis en train de triquer avec mon père juste à côté. Lui n’y prête pas du tout attention, il n’y voit rien de particulier.
Sans doute qu’il a raison. Désormais nous sommes entre hommes. Et il peut venir se brosser les dents, il n’y a pas de problème. Est-ce que c’est une forme d’espionnage ? Certainement que mes parents veulent savoir pourquoi je passe tellement de temps dans le bain. Ils ne peuvent que s’en douter, mais il faut une sorte de confirmation. Il ne fait aucune remarque, il repart comme si de rien n’était.
Moi je bande comme un âne. Alors je prends ma queue en main et je commence à la masturber. Puisque c’est ce qui m’intéresse, quand je suis dans le bain. Être seul et pouvoir me palucher. Il n’y a plus le risque d’une autre intrusion dans mon intimité. Il venait pour une simple vérification, il a eu sa réponse. Est-ce que je vais avoir droit à un discours sur le sexe ? C’est très peu probable.
Je me fais jouir. Ce n’est pas pratique dans l’eau. Une partie du sperme flotte. Une autre partie, plus lourde, retombe dans les poils de mon pubis. Et punaise, qu’est-ce que ça colle ! C’est difficile de s’en débarrasser. Je suis soulagé, mais maintenant il faut nettoyer. Je passe un long moment à détacher le sperme de mes poils. Il y en a qui s’accroche à la baignoire, mais aussi dans le siphon. C’est la dernière fois que je vais jusqu’à l’éjaculation dans le bain, c’est beaucoup trop difficile de se débarrasser des preuves ensuite.
Puis je rejoins la table du dîner. Maintenant que j’ai les burnes vides, j’ai un peu honte. J’espère qu’il n’abordera pas le sujet. On se croit discret, on croit pouvoir cacher ce que l’on fait. Le genre de chose qui ne réussit jamais. Maintenant ils savent comment je m’amuse dans la baignoire, est-ce qu’ils me jugent ? Il ne dira pas un mot, ce n’est pas le genre de sujet que l’on aborde autour de la table du dîner. Peut-être que cela aurait libéré quelque chose, parce qu’au fond j’aimerais quand même pouvoir en parler.
J’en ai encore envie. J’en ai tout le temps envie. Alors je dis bonsoir à mes parents. Une manière de signifier qu’à partir de ce moment ils ne peuvent plus entrer dans ma chambre. Il suffit que je me foute à poil pour que mon sexe se dresse et que je reparte pour une masturbation. Sans avoir besoin d’aucune stimulation extérieure. J’ai juste envie de me branler et cette simple pensée m’excite suffisamment.
Je peux me faire mes propres fantasmes dans ma tête. J’imagine beaucoup de choses, dans ce domaine on n’est jamais à court d’idées. Mais depuis un certain temps, c’est toujours le même mec que je visualise. Il ne me fait rien, c’est moi qui lui fais des choses. Le scénario qui revient le plus souvent et qui m’a déjà fait jouir de nombreuses fois, c’est de me voir à genoux devant lui, pour sucer sa queue. Si seulement ça pouvait se réaliser…
Briac 7 – Le nouveau
Comme je suis resté dans le même établissement, le passage du collège au lycée n’a pas apporté de grand changement. À part quelques nouvelles têtes. Dont un mec sur lequel j’ai immédiatement flashé.
Je me souviens parfaitement de ce que j’ai ressenti quand il est entré dans la salle de classe. Des frissons ont parcouru l’ensemble de mon corps. Je ne pouvais pas détacher mes yeux de son visage. J’étais subjugué, c’est le terme exact.
Beau, bien foutu. Et surtout, émanant de lui, un charisme de dingue. C’est ce que l’on nomme un mâle alpha. Le genre d’homme qui, lorsqu’il entre dans une pièce, attire tous les regards, impose sa présence. En découvrant son prénom, je n’ai pas pu réprimer un sourire : Sébastien !
Totalement différent de celui qui m’avait fait ressentir mes premiers émois. Celui-là était blond, bien plus grand et déjà bien bâti. Un sportif, sans nul doute. J’ai essayé de détourner le regard, je n’ai pas réussi. J’avais le cœur qui battait beaucoup plus fort que d’habitude. Il est venu s’asseoir à côté de moi. Son simple « Salut » a failli me faire fondre.
C’est la première heure de cours de l’année et je n’écoute rien du tout. Je suis assis à côté du beau gosse ultime, je ne sais même pas comment me comporter. C’est difficile d’être naturel à proximité immédiate d’une gravure de mode. Je me dis que j’aurais préféré qu’il s’installe devant moi. Ainsi, je pourrais le regarder sans que cela paraisse étrange.
Je sens son odeur. C’est la première fois que je suis envoûté par l’odeur d’un mâle. Évidemment, au collège ce n’était pas possible. Le corps n’est pas encore passé par la transformation qui nous fait transiter du garçon à l’homme. Disons que ce qu’on dégage est neutre. Là, je sens une légère odeur de transpiration et j’adore !
Oui, ce sera toujours mon truc et je l’ai découvert ce jour-là, grâce à lui. J’aime l’odeur que dégage le mâle. Sa transpiration ne me dérange pas du tout, bien au contraire. Dès cette époque, j’ai envie de coller mon nez contre son aisselle, pour inspirer profondément ce qui en émane, m’enivrer de cette senteur qui affole mes sens.
Il me sourit. Je me contente de lui rendre son sourire. Rapidement, à la fin du cours, d’autres viennent lui parler. On est attiré par le mâle alpha, on a envie de graviter autour de lui et, dans l’idéal, de faire partie de ses potes. C’est le pouvoir de ce genre de personne.
Même si je n’ai pas changé d’école, le lycée est un nouveau départ. Comme s’il y avait eu une énorme transformation pendant les vacances d’été. Ce ne sont plus tout à fait les mêmes personnes qui se retrouvent. Ce n’est pas compliqué à comprendre, je ne suis pas le seul de ma classe à avoir observé mes premières érections et à avoir dû apprendre à gérer mes premières éjaculations. Nous sommes maintenant à un autre stade de nos vies. Une distinction se fait plus marquante entre les filles et les garçons. Puisque désormais, nous avons envie de sexe.
Et moi, je veux rester avec le groupe des mecs, je veux être intégré. Dès cette époque, j’ai conscience que ce sera compliqué pour moi. Parce que je fantasme sur le corps masculin et qu’il faut que je le cache. Je n’ai pas envie qu’on découvre ma préférence, je ne veux pas être exclu, je ne veux pas être différent. La difficulté est alors de masquer ce que je ressens vraiment, d’essayer de me comporter comme un mec lambda.
Nous sommes à une époque durant laquelle on ne parle pas de l’homosexualité de manière aussi décontractée qu’aujourd’hui. Il n’y a pas de rejet brutal. Simplement, personne ne le dit. C’est quelque chose qu’il faut étouffer. Je ne suis plus en train de me poser des questions, de me demander ce qui m’arrive. C’est clair, j’aime les hommes. Le corps d’une femme ne me fait aucun effet. De voir un simple téton de mec me fait bander. Je ne ferai pas semblant d’aimer les nichons, mais je ne dirai pas non plus ouvertement que j’aime la bite.
Dans un groupe de mecs, il y a des étapes qui permettent de confirmer qu’on est un « vrai mâle ». C’est totalement débile, mais c’est ainsi que la société fonctionne. Sébastien a très rapidement pris l’ascendant sur tout le monde, c’est un alpha après tout. Il a proposé l’idée de jouer au foot pendant la récréation, après la cantine. Tous les mecs étaient partants.
Personnellement, je n’ai jamais compris ce sport. Je ne vois pas l’intérêt de courir après une balle pour la faire entrer dans un but. De s’énerver lorsque quelqu’un loupe une passe, d’être en furie quand on perd une partie. Mais c’est comme une obligation. Quand on est un mec, on aime le foot. Qu’est-ce que l’humanité peut être débile.
Je n’ai pas osé m’affirmer. Si, à ce moment, j’avais dit que je n’aimais pas ce jeu, que je ne voulais pas participer, j’aurais été exclu, immédiatement et sans appel. Alors, j’ai joué la comédie. De toute manière, je n’aurais pas pu dire non alors que c’est Sébastien lui-même qui me l’a demandé. En me regardant droit dans les yeux et en esquissant un sourire. Il ferait fondre n’importe quel iceberg.
Ah oui, parce qu’il a des yeux magnifiques. Qui tirent légèrement sur le vert, qui ont à la fois une profondeur et une étincelle. Je ne l’ai pas compris tout de suite, mais pour le restant de mes jours je serai incapable de résister à un mec super mignon, de lui dire non. C’est pourquoi j’ai accepté de jouer au foot avec mes camarades. Pour être inclus dans le groupe, mais surtout pour rester proche de Sébastien.
C’est un réflexe qui ne nous quitte jamais. Quand on croise un beau gosse, notre cerveau l’identifie rapidement comme gay. C’est ce que l’on veut croire. Parce qu’on a envie qu’il y ait la possibilité de pouvoir sortir avec lui. Alors, on cherche des signes qui pourraient confirmer l’intuition. On prend la moindre marque de gentillesse comme une preuve. Et Sébastien était très gentil. Déjà, il s’était assis à côté de moi en classe et, durant les parties de foot, il faisait très attention à moi.
J’ai confondu l’amitié avec autre chose. Et cela m’allait très bien. Avoir un pote comme lui ? Je n’aurais jamais pu en rêver. J’allais tout faire pour qu’on noue une amitié solide, que je puisse passer le maximum de temps avec lui. Alors que le soir, dans ma chambre, je ne fantasmais pas sur une partie de foot avec Sébastien…
Briac 8 – Fantasme concret
Je n’arrête pas de penser à lui, à Sébastien. Rien que de le visualiser, quand je ferme les yeux, me donne plein de frissons dans tout le corps. Nu sur mon lit, je me caresse, imaginant que ce sont ses mains qui passent sur mon torse. J’aimerais tellement qu’il soit là pour s’occuper de moi. Avoir ce beau gosse dans mon lit, explorer les plaisirs du corps avec lui.
Je me pince les tétons en imaginant que je pourrais jouer avec les siens. Je l’ai vu en boxer dans le vestiaire, après les cours de sport. J’ai essayé d’être discret et en même temps, j’aurais voulu pouvoir m’asseoir sur un banc et le regarder directement. Pouvoir détailler son corps, chaque parcelle, je le trouve parfait. Seulement il faut rester discret, c’est difficile.
De ce que j’ai vu, il a de très beaux tétons. Larges, avec des petits poils tout autour. J’ai envie de les toucher, de jouer avec. De les embrasser. D’y poser mes lèvres et de le téter. Je travaille les miens et cela me fait tellement de bien. Pour la première fois, j’ai aussi envie de donner du plaisir à un autre, à lui, à ce mec qui me fait bander comme un taré.
Je me caresse les burnes en imaginant que c’est sa main. Oui, j’ai envie qu’il s’occupe de moi, qu’il explore mon corps. L’idée est totalement folle, mais je voudrais que ce soit le premier, que je découvre le sexe à deux avec lui. Je m’amuse bien tout seul, j’adore la masturbation, je ne suis jamais à court de fantasmes pour me faire mouiller. Mais maintenant que je l’ai croisé, j’ai envie de passer à l’étape supérieure. De savoir ce que ça fait quand on pratique à deux.
Il pourrait jouer avec mon corps sans aucune limite. Malaxer mes couilles, toucher ma queue. Et pourquoi pas la sucer. J’ai failli jouir en imaginant Sébastien entre mes cuisses, ma verge dans sa bouche. Regarder un beau gosse me tailler une pipe. Le plaisir doit être énorme, il faut que je sache ce que ça fait.
Ma prochaine mission, dans les vestiaires, sera de voir sa queue. Il faut que je sache à quoi elle ressemble, je suis sûr qu’elle est magnifique. Voilà toute la différence avec le premier Sébastien, celui du collège. À l’époque, je m’imaginais simplement être dans ses bras. L’embrasser, mêler nos langues, cela me paraissait déjà énorme. Maintenant, je veux du sexe, pur, corps contre corps.
Je n’ai eu qu’un petit aperçu rapide de ses fesses. Putain qu’elles sont belles. Fermes et poilues. Oui, je crois les poils m’excitent. Certains de mes camarades en ont déjà beaucoup, de vrais fantasmes sur pattes. Moi j’aimerais que ça pousse plus vite. Normalement, si c’est génétique, je devrais devenir comme mon père, poilu. Vivement que ça arrive.
Quand j’ai vu les fesses de Sébastien, instinctivement j’ai eu envie d’y fourrer ma queue. Je ne sais pas de quoi cela vient. Tout de suite, j’ai eu envie de m’insérer dans son petit trou, d’y entrer entièrement ma verge, de me faire plaisir entre ses fesses. Si seulement cela pouvait arriver un jour !
Pour l’instant, je me positionne. Je place l’oreiller à la bonne hauteur. Je glisse mon sexe entre l’oreiller et le matelas. Punaise, la sensation est excellente. C’est quelque chose de totalement différent de ce que j’éprouve avec ma main. Ma queue décalottée. Mon gland, qui frotte contre le tissu. Je ressens tellement de sensations dans tout le corps.
Je ferme les yeux et j’imagine que c’est Sébastien qui est en dessous de moi. Le mec, nu, allongé sur mon lit et moi qui m’insère entre ses petites fesses. Je suis bien dans son trou. Les premiers va et vient sont lents, je savoure. Mais ma queue est excitée par toutes ces sensations et aussi par ce que je visualise. Petit à petit, mes coups s’accélèrent.
Le lit grince, je n’en ai rien à foutre. Je suis en train de défoncer mon oreiller et le plaisir que je ressens est tellement fort que plus rien d’autre n’existe. Je ne suis plus que ma queue, mon seul objectif est de lui donner le plaisir qu’elle mérite. Je défonce ce trou comme un dingue. Je commence même à transpirer.
Rien qu’en fourrant l’oreiller je me sens plus mâle, plus viril. Je déploie toute ma force, je suis sûr de pouvoir faire du bien à Sébastien. Je chuchote son prénom, comme s’il était là. Je veux qu’il me supplie, qu’il me dise de continuer, qu’il répète qu’il adore ma bite, qu’elle lui fait du bien. Oui, tu aimes ma queue, mec. T’es une bonne petite salope. Je vais te défoncer le trou.
Je ne contrôle plus rien. Je suis dans un état de transe. Je devrais me retirer mais je n’ai pas envie. Tant pis, je jouis, entre l’oreiller et le matelas. Je pourrais hurler tellement cette éjaculation est puissante. J’aurais dû faire ça quand mes parents ne sont pas là. Je m’effondre sur le lit, essoufflé, transpirant, comme si j’avais réellement baisé quelqu’un.
Ensuite, il faut nettoyer. C’est le désavantage quand on pratique le sexe seul. Si Sébastien avait été là, j’aurais balancé ma semence au fond de son cul et je n’aurais pas besoin de changer la taie d’oreiller et les draps. Mais punaise, qu’est-ce que ça fait du bien ! Je suis certainement prêt à avoir une relation sexuelle. Est-ce que ce serait possible avec lui ?
C’est mon but. Certes, je vais devoir être subtile, mais j’ai vraiment envie que ce soit le premier. Un beau gosse, qui me fait fantasmer, je veux découvrir le sexe contre son corps, dans ses bras, en sentant la chaleur de sa peau. Je ne sais pas du tout comment m’y prendre. Soit entrer dans un jeu de séduction, soit envoyer des signes pour lui montrer que je suis open. Je n’ai jamais utilisé l’une de ces techniques, je suis novice dans tout.
Je ne veux pas non plus briser ce que nous sommes en train de construire, une amitié. Et puis, si je suis trop direct, tout le monde dans la classe connaîtra ma préférence. Pour l’instant, je préfère que cela reste caché.
J’ai les couilles vides mais je pense encore à lui. Ce n’est pas que du sexe. Maintenant que je suis soulagé, je m’imagine dans ses bras, m’endormir doucement contre son corps nu. Est-ce que je suis amoureux ?