Salut, moi c’est Briac, enchanté.
Ici, je partage avec toi mon histoire, celle d’un enfant des années 80, qui découvre sa préférence pour les hommes.
Sans détour, je livre les étapes qui ont permis ma construction en tant qu’homosexuel. Les questions, les épreuves, les plaisirs.
Pas de censure dans mes textes, c’est mon histoire à l’état brut, on ne va pas tourner autour du pot.
Participe, réagis, donne ton avis, partage ton expérience.
Nous sommes entre nous.
1 – Le déclic
Je me souviens de la période durant laquelle j’ai compris que je préférais les hommes. Ce n’est pas un instant précis, une date à marquer sur le calendrier. Il n’y a pas eu de déclic brutal, plutôt une révélation étape par étape.
Cela remonte à la dernière année d’école primaire. Les filles commençaient à s’intéresser à moi, parce que, sans vouloir me jeter des fleurs, j’étais un garçon mignon. J’aurais pu sortir avec l’une d’entre elles, puisque je n’avais pas encore défini ma préférence.
Quand on ne sait pas, quand on ne s’est pas encore posé les bonnes questions, on se laisse influencer par le monde qui nous entoure, les stéréotypes, le chemin que tout le monde a parcouru avant nous. Je parle ici des années 80, il faut se replacer dans le contexte.
On ne voyait pas d’homosexuels dans les films ou les séries. Il n’y avait pas de littérature pour ceux qui préfèrent les hommes. Surtout, il faut se souvenir qu’il n’y avait pas internet. Quand on se posait des questions, on ne pouvait pas simplement se rendre sur Google pour avoir des réponses. Il fallait en parler à quelqu’un dans la vraie vie. Ce qui est extrêmement difficile, voire impossible.
Alors, plutôt que d’obtenir des réponses, on suit le mouvement. Enfant, on aspire à être comme les autres, à ne pas sortir du lot. C’est tellement puissant, le poids de la culture, des traditions, que oui, un jour j’ai embrassé une fille, dans la cour de récréation, sur la bouche. Je n’ai rien ressenti de particulier. C’était agréable, mais je n’avais pas de petits papillons dans le ventre.
En revanche, il y avait ce camarade de classe, Sébastien. Je le trouvais tellement beau. Au début, j’ai pensé que tout était « normal ». Je déteste ce mot, mais quand on ne s’est pas encore construit, on essaie d’être « normal », de se couler dans le moule en imitant les autres. Alors, dans mon cerveau, j’expliquais cette attirance par le fait que nous avons tous besoin d’un modèle.
Les amis, surtout à cet âge, on les prend pour exemple. Lui, il était beau et bien foutu. Je ne parle pas de jolis petits muscles et d’un ventre plat avec des abdominaux, nous sommes à l’école primaire. Disons qu’il était déjà bien dessiné. Surtout, il était sûr de lui, viril pour son âge, ce que l’on appelle un bourreau des cœurs.
Et effectivement, c’est lui le premier, dans notre classe, qui est sorti avec une fille. Ainsi, à la fois mignon, sportif et masculin, il avait tout pour être mon modèle. Je le regardais beaucoup. Je ressentais quelque chose de particulier en sa présence. Impossible de savoir, à l’époque, ce qu’était ce sentiment que j’avais envers lui, cette attirance. Ce que l’on désigne comme le charisme ? Il en avait, ce n’était pas ce qui perturbait mes sens.
Quand est-ce que j’ai compris ? Quand je l’ai vu embrasser sa petite copine dans un coin de la cour de récréation. À ce moment, je ne me suis pas dit que j’aimerais avoir une copine et pouvoir l’embrasser. Tout ce à quoi j’arrivais à penser c’est que je voulais être à la place de cette fille, que ce soit à moi que Sébastien roule une pelle ! Ne pas être dégoûté par le fait de partager sa salive avec un mec, c’était déjà un indice.
C’est perturbant, à cet âge, d’avoir ce genre de pensée. Je ne comprenais pas bien. Pourquoi est-ce que je voulais qu’un garçon m’embrasse ? Est-ce que j’aurais préféré être une fille ? Ce sont des questions qui m’ont beaucoup perturbé avant que je ne comprenne que non, je voulais être un homme et être dans les bras d’un autre homme.
C’était le déclic. Ensuite, bien sûr, il a fallu beaucoup de temps pour que je prenne réellement conscience de ce qui se passait. Puisque je n’avais pas d’exemple, que je ne connaissais personne d’homosexuel (c’était ce que je croyais), je ne savais pas vers qui me tourner. En parler à mes potes ? Impossible, ce n’était pas la « norme », je ne devais rien dévoiler. Inutile de dire qu’il était tout aussi impossible d’en parler à quelqu’un de ma famille.
Pendant ce temps, je commençais à développer mon univers. Le soir, avant de m’endormir, je visualisais Sébastien, me tenant dans ses bras, me serrant contre lui, déposant ses lèvres contre les miennes. J’avais embrassé une fille et je n’avais rien senti de particulier. Mais le simple fait d’imaginer le corps de Sébastien contre le mien, sa langue dans ma bouche, me donnait des frissons dans tout le corps.
Ce n’était pas qu’un modèle. Le long chemin pour accepter mon attirance commençait. Et cela allait prendre du temps. Pour l’instant, seul dans ma chambre, j’étais heureux, en pensant à lui, en m’imaginant vivre une histoire d’amour avec lui. Ce n’était pas que physique, les sentiments venaient s’en mêler.
Mon comportement a commencé à changer. Quand je lui parlais, je ne voyais plus simplement un camarade de classe. Tout mon corps se transformait en coton pendant nos conversations, j’étais presque timide devant lui, je n’arrêtais pas de le fixer et de me dire que tout ce que je voulais, c’était être contre lui, nu.
Je pense qu’il n’a jamais rien remarqué. Son comportement à lui n’a pas changé du tout. Il me considérait comme ses autres potes. À me taquiner, à être assez tactile, dans la limite de ce que l’on peut faire entre mecs. Pour moi, tous ces gestes avaient une autre signification. Son sourire me faisait fondre, de le voir dans les vestiaires provoquait des sensations que je ne comprenais pas encore.
J’avais envie de son corps, d’une manière que je n’avais jamais ressentie pour une fille. On le sait, notre préférence émerge immédiatement. Notre seul travail est de l’accepter, de l’assumer.
2 – Les accidents
Je n’ai jamais exprimé mes sentiments pour Sébastien. Ni envers lui, ni envers personne. J’avais des potes, mais je ne pouvais pas me confier, c’était beaucoup trop risqué. Petit à petit, je voyais mes camarades se mettre en couple, ou du moins expérimenter les premières phases de l’amour. Et absolument tout le monde suivait le schéma attendu par la société : un garçon et une fille.
J’allais sur mes 13 ans et j’avais un autre « problème » à gérer. Une nuit, je me suis réveillé brutalement. Dans mes draps, il y avait un liquide étrange. J’ai d’abord pensé que j’avais mouillé mon lit, ce qui est déjà une honte suffisante. À cet âge, on sait contrôler sa vessie, on ne se laisse plus aller.
J’ai regardé de plus près. C’était autre chose. D’une consistance bizarre. Effrayé, il faut bien le dire, j’ai longuement observé le champ de bataille. J’ai d’abord touché mon sexe, il était à la fois luisant et collant. Je ne comprenais pas du tout ce qui se passait.
Ensuite, j’ai touché ce liquide, laissé sur le drap. Là aussi, c’était d’une consistance inédite et dégageant une odeur particulière. Ce dont je me souviens, c’est que ça collait, ce qui me semblait anormal. Et puis, tout n’était pas absorbé par le tissu.
Qu’est-ce qui venait de sortir de mon zizi ? Et plus simplement, qu’est-ce qui venait de se passer ?
Je ne sais pas si c’est plus simple pour les jeunes d’aujourd’hui. Je rappelle que nous sommes toujours dans les années 80 et qu’il n’y a pas encore internet. On ne pouvait pas simplement poser des questions à un moteur de recherche pour essayer de trouver des réponses.
Quand un phénomène étrange se produit et qu’il n’y a pas d’autre moyen, on en parle généralement autour de soi. Mais ce genre d’événement est particulier. On comprend, instinctivement, que cela relève de l’intime. Et on éprouve une certaine honte. Comment aller vers un pote ou un adulte et lui dire qu’on a taché ses draps ?
Ce phénomène m’a beaucoup perturbé, mais avant tout il fallait effacer les preuves. Retirer les draps, les mettre au panier à linge, en étendre de nouveaux. On se croit discret, on se dit que les parents ne verront rien. Seulement, c’est anormal, de tout d’un coup se mettre à changer ses draps. Sans effacer les traces avant. Je suppose donc que les parents comprennent, en voyant les marques.
J’aurais aimé pouvoir en parler à mon père. Je ne lui fais aucun reproche, mais puisque ça relevait de l’intime, je n’aurais jamais osé. Nous n’étions pas si proches, il ne donnait pas envie de se confier. J’espère qu’il y en a certains qui ont grandi dans des familles un peu plus ouvertes sur la question. Je crois que c’est assez rare.
Et puis, à cet âge on a aucune confiance en soi. Puisqu’on ne comprend pas ce qui se passe, on craint d’avoir fait une bêtise. Alors, même si le réflexe, puisque ça touche au zizi, est de vouloir en parler au mâle de référence, le père, on n’ose pas.
Comme je n’avais aucun moyen de comprendre, la chose s’est reproduite. Plusieurs nuits, j’ai taché mes draps. Au fur et à mesure, il y avait quelque chose de différent. Lorsque je me réveillais, mon sexe était encore dur. Et je pouvais observer des gouttes de ce liquide expulsées par à-coups. Je n’avais pas encore assisté au gros de l’éjaculation. Au réveil, la dose principale était déjà sortie.
Je commençais à comprendre, avec mes maigres connaissances dans le domaine.
Dans ces années-là, quel était le réflexe ? Consulter une encyclopédie papier ! J’ai l’air vieux en disant cela. Ainsi, j’ai pris le numéro de l’encyclopédie qui m’intéressait et je me suis enfermé dans ma chambre. C’est dingue d’avoir tellement peur quand on aborde les questions intimes, que tout le monde affronte, sans en parler.
J’ai commencé à lire l’article consacré à la verge. Ce n’est pas très glamour, la description faite par une encyclopédie est uniquement scientifique. Au moins, j’avais quelques réponses. J’en ai appris un peu plus sur le sperme, la manière dont il se forme dans les testicules, ce à quoi il sert et comment il est expulsé.
Je me suis rendu à l’article sur l’érection, quand la verge se gonfle et se tend, pour pouvoir éprouver du plaisir, stimuler l’organisme et arriver jusqu’à l’éjaculation. En lisant cet article et en creusant les détails, j’avais une érection dans mon short. Je me demande si les hétéros bandent en lisant ce genre de descriptif.
Parce qu’en plus, il y avait des images. Pas des photos, plutôt des illustrations. Du pénis, des bourses et du fonctionnement interne. Mon sexe était tendu en regardant ces croquis. Dès que cela touche à la sexualité, on réagit, bien évidemment. J’avais un début d’explication et voilà ce que j’avais compris à ce stade :
« Lorsque le pénis est stimulé, il grossit, pour entrer en érection. Ensuite, par frottement, on le stimule. Le sperme se prépare et il faut frotter encore jusqu’à l’éjaculation. Un phénomène totalement naturel qui sert à la procréation. »
Donc, je savais désormais ce qu’il se passait la nuit. Mon sexe entrait en érection, il se frottait contre les draps et au bout d’un moment, le sperme sortait. En plus, je savais exactement ce qui le stimulait. Avant de me réveiller, je faisais un rêve érotique, toujours le même.
J’entre dans des toilettes publiques. Je me place devant un urinoir, à côté d’autres mecs. J’ai envie de regarder de leur côté. Je suis excité par le bruit de la pisse et la vue de toutes ces verges sorties de leur pantalon. Je sens mon sexe grossir. J’éjacule, je me réveille, et mes draps sont souillés. De quoi rêvent les hétéros lors de leurs premiers accidents nocturnes ?
J’avais un peu avancé dans mes connaissances. Maintenant, il fallait que je comprenne comment maîtriser le phénomène, pour ne pas avoir à mettre les draps au linge sale plusieurs fois par semaine.
3 – La solution
J’ai continué mes recherches, pour comprendre le processus. Bien sûr qu’on se passionne pour ce sujet. Lorsque cela parle de sexe, on sait se concentrer, on a envie d’en savoir plus. Il n’a pas été difficile de découvrir que, pour maîtriser l’éjaculation, éviter les accidents nocturnes, il faut en passer par la masturbation.
C’est le moyen de prendre le contrôle sur la nature. Cette dernière a tout prévu pour que le sexe entre en érection, pour que cela procure du plaisir et pour qu’on répande son sperme. Il est fabriqué en permanence, on a assez rapidement les couilles pleines. Comme pour tout, il faut relâcher la pression, sinon l’organisme prend les devants et ce sont les draps qui morflent.
C’est le genre de technique pour laquelle on n’a pas besoin de professeur, même si c’est mieux et que cela fait un scénario de porno excitant. Dans la vraie vie, en général, on se débrouille seul. Le mécanisme de base est à la portée de tous. Il faut faire entrer le sexe en érection, puis le prendre en main et aller et venir jusqu’à l’éjaculation.
J’ai attendu le soir, pour essayer. Puisqu’au fond, on a ce sentiment que ce n’est pas quelque chose de bien, que personne ne doit nous voir pratiquer. Ce n’est pas appelé le plaisir solitaire pour rien. Et puis, on ne voit pas les autres hommes le faire, c’est donc que cela doit rester caché, même si tout le monde succombe à ce plaisir.
Il y avait trop de risques dans la journée, que quelqu’un entre dans ma chambre. Alors, j’ai attendu l’heure du coucher. Ce moment où j’étais censé dormir. Pour le premier test, je n’ai eu besoin d’aucune stimulation visuelle. Rien que de penser à ce que j’allais faire a permis à ma verge de se tendre. J’ai pris un bon moment pour la regarder.
Que c’est beau, de voir son propre pénis se soulever, lentement, se décoller des testicules pour, par à-coups, gonfler. Quel spectacle merveilleux de voir, entre ses cuisses, son sexe dressé. Peu importe l’âge, quand on bande, on se sent plus fort, on se sent viril, on se sent bien. J’ai longuement regardé mon sexe en érection. Je le trouvais tellement beau.
Rien que de bander est déjà un plaisir en soi. J’ai ensuite pris mon sexe en main. Quelle sensation ! Jusque-là je ne l’avais tenu qu’au repos, au moment de pisser ou de le laver. Là, je tenais mon sexe raide entre mes doigts. Quel sentiment de puissance ! On se sent enfin homme quand on tient son pénis bien dur fermement en main.
J’ai commencé le va-et-vient. Le plaisir ! Immédiat, intense. Enfin, j’avais la maîtrise de mon sexe. J’ai savouré cette première fois, la découverte de toutes nouvelles sensations absolument incroyables. On se dit que c’est quand même dingue de pouvoir se faire tellement plaisir simplement en astiquant sa queue.
Cela n’a pas duré très longtemps. Les premières masturbations sont courtes. On doit apprendre à maîtriser la chose. Et puis, quand c’est le début, on a dans l’idée que le seul objectif est l’éjaculation. On ne sait pas encore que le plus important est de faire durer.
Le but était de ne pas tacher les draps, mission totalement ratée. Je me suis laissé envahir par le plaisir de ce frottement de ma main le long de ma bite. Je n’ai évidemment rien contrôlé. J’ai bien senti le sperme monter, quelque chose se préparer. Je me suis laissé éjaculer librement. Un beau jet, qui s’est écrasé… sur les draps.
C’est donc cela qui se passait la nuit, quand je faisais un rêve érotique. Mon sexe dur trouvant un moyen de se frotter, pour être stimulé, pour vider les testicules. Je venais d’assister au spectacle intégral, à toutes les étapes.
J’ai regardé ma verge se contracter, expulser encore du liquide. On peut vraiment parler de liquide au début. Cela n’a pas la consistance épaisse et blanche qui vient très vite. Les premières éjaculations, c’est plutôt transparent.
C’était quand même un peu effrayant. La verge qui se contracte, le plaisir que cela procure, on se demande ce qui se passe. Du moins, on se pose des questions après coup, une fois que les burnes sont vides. Sur le moment, on ne se demande pas comment cela fonctionne, l’essentiel est le plaisir éprouvé.
J’ai laissé mon sexe revenir à l’état de repos, gluant, collant. J’étais heureux ! Mais il fallait une fois de plus laver les draps. La technique devait être améliorée. Heureusement, inutile d’avoir fait les grandes écoles pour trouver la parade. Il y a une intelligence du sexe. Quand c’est pour se faire du bien, on trouve toujours des solutions.
Autant dire que j’ai recommencé tous les soirs. Quand on découvre un plaisir, on en a tout le temps envie. Le simple fait d’être nu dans mon lit me faisait entrer en érection. J’avais besoin de ma masturbation quotidienne, impossible de dormir sans. Par peur d’un accident nocturne, mais surtout pour les sensations éprouvées.
Toujours un mouchoir prêt à côté de moi. L’objectif étant de ne pas laisser de traces. Se faire du bien et récupérer la semence dans le Kleenex. Ensuite, aller aux toilettes. Pour pisser, et pour se débarrasser de la preuve. Avec le recul, je pense que mes parents ont compris. C’était une nouvelle habitude, d’aller dormir et de me relever quelques minutes plus tard, pour me rendre aux toilettes.
Très vite, je ne pense plus qu’à ça. Les fantasmes se multiplient dans ma tête. Il n’est pas difficile de me faire bander, une seule petite stimulation et ça part. En plus, le liquide devient de plus en plus épais. C’est encore meilleur quand il sort, il doit forcer un peu. Je voudrais passer mes journées à me masturber. C’est, je crois, le rêve de beaucoup d’hommes.
4 – Les stimulations
Il n’y a toujours pas internet à la maison. On n’en parle même pas, c’est quelque chose qui apparaîtra brutalement. En France, nous avons le Minitel. Je sais qu’il y a moyen de se faire plaisir grâce à cet appareil. Dès qu’un nouveau moyen de communication apparaît, le monde du sexe s’en empare, car c’est souvent l’utilisation principale qu’on fait d’une technologie. Je n’ai jamais réellement creusé, puisqu’il était dans le bureau de mon père. Impossible d’aller fouiller pour trouver de quoi m’exciter. Je crois d’ailleurs qu’il y avait surtout des trucs pour les hétéros.
De toute manière, je n’avais pas besoin de ça pour me stimuler. On se contentait vraiment de peu à l’époque. Du côté de la télévision, je pouvais fantasmer sur les corps dans la série Alerte à Malibu. Réputée pour montrer des femmes en maillot de bain, à la poitrine généreuse, courant au ralenti sur la plage. Évidemment, moi, ce qui m’intéressait, c’était tous les acteurs poilus dans leur short de bain.
Il y avait aussi quelques films où on voit de la nudité masculine. Je me souviens du Nom de la rose où il y a une brève scène dans laquelle on voit le zizi de l’acteur. Mais aussi Backdraft, gros succès à l’époque, avec une scène dans les douches. J’avais ces films sur VHS et je rejouais ces passages pour me faire plaisir. C’était archaïque, mais quand le sexe commande il ne recule devant rien.
Il y avait également les catalogues, comme celui de La Redoute. Les pages reléguées tout à la fin, présentant les sous-vêtements pour hommes. Avec de beaux modèles, ayant de quoi remplir un slip ou un boxer. Je regardais ces pages, assis à mon bureau, nu, et je me masturbais frénétiquement. Je n’avais pas d’autre accès à des images plus ou moins érotiques.
Il suffisait parfois de voir les photos sur les boîtes contenant les boxers et les slips, avec juste le bas du corps d’un mec, pour que je sois excité. Si j’avais vécu cette période en ayant internet, j’aurais passé des heures sur les sites de cul. Je me suis rattrapé plus tard.
À cette époque, je n’avais pas beaucoup d’occasions de voir des hommes à poil. Je faisais surtout travailler mon imagination. Elle est fertile quand elle est axée sur le sexe. Je commençais à penser à la fellation, j’avais tellement envie d’essayer. Je pensais aussi à la sodomie, cela me paraissait dégoûtant. Quand on ne pratique pas, on ne peut pas associer cet emboîtement au plaisir qu’il procure dans la réalité.
Je cherchais toutes les sources de stimulation. Un jour, j’ai vu un slip kangourou de mon père dans le panier à linge. Ça m’a excité de suite. Je l’ai pris et je me suis enfermé dans ma chambre. Les traces et les odeurs d’un sexe resté enfermé dans ce sous-vêtement pendant un long moment. Je l’ai approché de mon nez, je respirais l’odeur du mâle et elle me faisait triquer.
Tout en sniffant ce calbute, j’ai pris mon sexe en main pour me masturber. Je n’y voyais rien de mal. Quand la libido s’exprime elle a son propre raisonnement. Ce n’était pas mon père que je visualisais dans ce slip kangourou, uniquement un mâle. Avec une grosse queue, des bonnes burnes et une activité sexuelle.
Cette odeur est si particulière. Celle de l’homme, celle de ses organes génitaux masculins. Qu’est-ce que j’ai pu me branler en sniffant les calbutes de mon père.
Je l’ai vu nu de temps en temps, en entrant dans la salle de bains sans vérifier s’il y avait quelqu’un. Je connais son sexe. À une époque, déjà lointaine, il prenait son bain avec moi. Pour surveiller, bien sûr, il n’y avait aucune dimension sexuelle. On ne laisse pas un jeune enfant seul dans l’eau du bain.
Mon rêve était alors d’avoir la même verge un jour. J’aimais déjà mon sexe, je le trouvais beau, mais je savais qu’à un moment des poils allaient apparaître. Cela me paraissait beaucoup plus viril. Mon sexe allait encore grandir, je l’espérais, et s’épaissir. Les darons ont toujours des verges épaisses, c’est tellement beau. Mes testicules aussi devaient se développer. J’avais hâte d’avoir mon sexe d’adulte.
C’est une époque durant laquelle je me branle très souvent, nu à mon bureau. Un jour, alors que je suis en pleine excitation, la porte de ma chambre s’ouvre. C’est mon père. La honte. Il vient de briser un moment d’intimité. On se regarde. Bêtement, je pose mon short sur mon sexe, comme si cela allait cacher quoi que ce soit.
C’est peut-être moins gênant d’être surpris par son père que sa mère. Dans cet instant, il y a une sorte d’échange. Il peut comprendre ce que c’est. Il a été adolescent et certainement qu’il pratique toujours la masturbation.
Il me regarde, il ne dit rien. Il referme la porte de la chambre. Pas de punition, la masturbation est quelque chose de naturel. Et puis, il n’a pas vu que je me paluchais sur des images de mecs en boxer !
J’avoue, cet événement m’a excité. Me faire surprendre par un adulte, mon père. Qu’il me voit, sexe raide en main. J’ai eu honte, éprouvé un peu de gêne, mais surtout cela m’a stimulé. Il a vu que j’étais devenu un homme, que je pouvais désormais moi aussi produire et expulser du sperme. Mes fantasmes pouvaient se préciser.
5 – Se comparer
Ce qui, pour moi, se rapproche le plus d’un frère, c’est l’un de mes cousins. Nous avons le même âge. Durant notre enfance, on jouait ensemble. Puis, au début de l’adolescence, on passait du temps devant la console. Une habitude qui est restée, même si lui a fini par devenir un geek, à consacrer l’ensemble de ses loisirs aux jeux vidéo.
On se voyait principalement pendant les vacances scolaires, qu’il venait passer chez nous. Ma mère étant professeur de français, eh bien elle était à la maison pendant ces périodes. On accueillait donc mon cousin, pour qu’il ne se retrouve pas dans un centre de loisirs ou chez une nounou. L’habitude est restée jusqu’à l’adolescence, au point qu’à la maison qu’il y avait un second lit dans ma chambre.
Cet été-là, il fait très chaud. Difficile de trouver de l’air et les corps transpirent. Alors, nous jouons à la console torse nu. Rien d’impudique, évidemment. Même si ma préférence commence à prendre de l’ampleur et que cela ne me déplaît pas de voir le corps de mon cousin, il n’y a pas de dimension sexuelle. Le corps d’un homme c’est simplement beau, la plus jolie des créations.
En cours de partie, je lance le sujet. Je ne suis pas très sûr de moi, je ne sais pas si on peut aborder ce genre de question avec son cousin. Mais j’ai tellement envie d’en parler que je tente ma chance. Je démarre en douceur, par une simple observation. Tout comme moi, il a des poils sous les aisselles.
Ils ont commencé à apparaître il y a peu. On en rigole, on se trouve cons d’être heureux de découvrir notre pilosité. C’est un symbole, ce qui fait de nous des mâles, des adultes. On est fiers de ces poils. Qui modifient autre chose. Désormais, on sent la transpiration. Ma chambre pue le mec et j’adore ça.
Ceci n’est que le début de la conversation. Un constat, rien de plus. Ce qui m’intéresse, c’est de savoir la suite. Alors, je lui demande s’il commence aussi à avoir des poils au niveau du pubis. C’est l’endroit le plus intéressant pour la pilosité. Cela rend les parties génitales bien plus masculines. On en discute en toute décontraction. Je suis rassuré. Il ne prend pas mal le fait que j’aborde ces questions, il se les pose aussi.
Puis je remarque autre chose. Nous sommes vraiment sur la même longueur d’onde. Il y a une bosse dans son short. Il ne porte rien en dessous, tout comme moi. On aime avoir les parties libres. Il repère mon regard, on se sourit. Oui, nous sommes tous les deux en train de bander. Il ne faut pas grand-chose à l’adolescence, le simple fait de parler des poils aux couilles nous file la trique.
Je baisse un peu mon short, pour exhiber ma pilosité naissante. Il fait de même, on se compare. C’est tellement important d’avoir une sorte de référent. Quelqu’un qui traverse les mêmes phases. Puis on reprend la partie, comme si de rien n’était. Mais dans nos shorts, c’est toujours tendu. Nous attendons qu’il n’y ait plus personne d’autre dans l’appartement.
On a tous les deux envie de se faire du bien. On en discute, découvrant que pour se soulager, chacun profite de la douche ou d’un simple passage aux toilettes. Ce n’est pas ce qu’il y a de mieux, parce qu’il faut aller vite alors que ce qu’on aime, c’est de savourer. On tombe assez rapidement d’accord, on pourrait en profiter sans complexe, tous les deux, dans la même pièce.
Nous sommes cousins et ce sont peut-être des choses qui ne se font pas. Mais c’est la puissance de la libido. Quand elle prend le contrôle, on se sent capable de tout. Il n’y a plus de limite, plus de frontière, on veut profiter du sexe, peu importe ce qu’il faut faire pour cela.
Dès que l’on se retrouve seuls, on baisse nos shorts. J’observe sa verge, il observe la mienne. C’est si beau de voir un pénis en érection. Déjà que j’adore regarder le mien, que je le trouve magnifique quand il est raide, c’est encore mieux de voir celui d’un autre mâle. On a à peu près la même longueur, le sien est légèrement plus épais. Pas de grand-chose, mais ça se voit quand même.
Nous n’avons pas besoin de stimulation du genre vidéo ou image porno. On a les burnes pleines. Après une légère hésitation, chacun empoigne sa queue et commence à la masturber. Qu’est-ce que ça m’excite de le voir aller et venir sur son membre ! On ne se prive pas de gémir, jusqu’à nous porter à l’éjaculation.
Finalement, c’était mieux de partager cela avec mon cousin. Il y a moins de pression qu’avec un frangin. Nous sommes de la même famille, mais les liens sont un peu plus éloignés. Nous avons passé tout notre été à nous masturber, côte à côte. On ne pouvait plus s’en passer. C’est tellement bon de partager cela avec quelqu’un, de se montrer en érection, de voir un mec bander, de le regarder prendre du plaisir.
Nous ne sommes jamais allés plus loin. Pourtant, j’aurais voulu. Prendre sa queue en main, serrer une verge bien dure, la sentir palpiter entre mes doigts. Aller et venir sur son manche, le faire gémir. Oui, je fantasmais sur sa queue. C’est la première que j’ai vue en vrai. Je veux dire, j’avais déjà croisé mon père à poil, mais ce n’était pas pareil. Je ne l’ai pas vu bander, je n’ai pas été aussi proche de lui.
Je ne sais pas ce qu’en pensait mon cousin. Est-ce qu’il se serait laissé faire si j’avais proposé ? Quand il s’agit de sexe, on ne se pose pas trop de questions. Si cela fait du bien, on en a envie. J’attendais qu’il propose. Pour faire les choses bien j’aurais d’abord dû lui expliquer que je préfère les hommes. Se faire masturber par un hétéro et par un gay, cela n’a pas la même implication.
Malheureusement, il n’a jamais demandé. Et cet été est resté une parenthèse rien qu’à nous. Après cela, nous n’avons plus jamais évoqué le sujet, comparé nos poils, partagé des branles. J’aurais dû sauter sur l’occasion, pour manipuler la bite d’un autre, commencer mon apprentissage du plaisir à deux. Il faudra que j’attende encore.
6 – Exploration
Je suis accro, j’aimerais pouvoir la sortir partout et tout le temps pour me masturber librement. Malheureusement, il faut que je reste discret. Désormais, mes parents savent certainement que mon corps a changé, que je deviens un homme. La voix qui mue est le signe le plus évident. On sait alors que le garçon change et qu’il s’éveille à la sexualité. Je ne peux quand même pas simplement dire : « Personne n’entre dans ma chambre, je me branle ! »
Ce serait bien de pouvoir l’annoncer sans rougir. Ce n’est pas le cas. Alors, à cette époque, je profite de chaque occasion. Le dimanche soir, je prends un bain. C’est une tradition qui remonte à loin et j’y trouve un nouvel intérêt. Allongé dans la baignoire, j’explore mon corps, je l’apprivoise. Personne ne doit entrer, c’est un moment d’intimité respecté.
Je me caresse. Le torse. Je détecte les zones érogènes. Il y en a une qui n’est pas difficile à localiser. Quand je passe un doigt sur l’un de mes tétons, mon sexe réagit. Alors j’insiste sur cette partie et rapidement je bande. Je réalise aussi que le fait de les pincer est encore meilleur. Je joue avec mon corps et j’adore ça.
Je m’occupe aussi de mes testicules. J’aime les prendre en main, les malaxer. Je me sens puissant quand je les tiens. C’est une partie si sensible, qui compte également parmi les zones érogènes. Je les presse, ensemble ou une boule après l’autre, cela me fait du bien. À tel point que je dois réprimer mes gémissements. Ce serait bizarre d’en entendre, venant de la salle de bains, alors que je suis censé prendre un bain.
Je passe le gant de toilette sur mon corps. Le doux contact du tissu rend les caresses encore plus agréables. Je n’oublie pas de me laver. Je glisse le gant entre mes fesses. Que se passe-t-il ? Ce devrait être simplement pour nettoyer la raie, mais c’est agréable. J’insiste, avec le gant de toilette. Je l’enfonce plus profondément. J’éprouve tellement de bonnes sensations, je n’aurais jamais cru que ce serait un plaisir de se travailler le trou.
La réaction de mon pénis est sans appel. Lorsque mon majeur s’enfonce, ma queue devient beaucoup plus raide. Comme elle ne l’a jamais été. Cela semble lui faire beaucoup de bien. Alors, je vais et viens avec mon doigt, punaise que c’est bon ! Je viens de trouver une autre source de plaisir et je me demande combien il m’en reste à découvrir.
Soudain, la porte de la salle de bains s’ouvre. Mon père. Qu’est-ce qui lui prend ? A-t-il oublié que j’étais dans la baignoire ? Pas croyable, il vient se brosser les dents. Il n’aurait pas pu attendre ? De mon côté, je tente de cacher mon érection. J’accumule la mousse au-dessus de mon pénis. Je suis tiraillé entre la honte et l’excitation. Je suis en train de triquer avec mon père juste à côté. Lui n’y prête pas du tout attention, il n’y voit rien de particulier.
Sans doute qu’il a raison. Désormais nous sommes entre hommes. Et il peut venir se brosser les dents, il n’y a pas de problème. Est-ce que c’est une forme d’espionnage ? Certainement que mes parents veulent savoir pourquoi je passe tellement de temps dans le bain. Ils ne peuvent que s’en douter, mais il faut une sorte de confirmation. Il ne fait aucune remarque, il repart comme si de rien n’était.
Moi je bande comme un âne. Alors je prends ma queue en main et je commence à la masturber. Puisque c’est ce qui m’intéresse, quand je suis dans le bain. Être seul et pouvoir me palucher. Il n’y a plus le risque d’une autre intrusion dans mon intimité. Il venait pour une simple vérification, il a eu sa réponse. Est-ce que je vais avoir droit à un discours sur le sexe ? C’est très peu probable.
Je me fais jouir. Ce n’est pas pratique dans l’eau. Une partie du sperme flotte. Une autre partie, plus lourde, retombe dans les poils de mon pubis. Et punaise, qu’est-ce que ça colle ! C’est difficile de s’en débarrasser. Je suis soulagé, mais maintenant il faut nettoyer. Je passe un long moment à détacher le sperme de mes poils. Il y en a qui s’accroche à la baignoire, mais aussi dans le siphon. C’est la dernière fois que je vais jusqu’à l’éjaculation dans le bain, c’est beaucoup trop difficile de se débarrasser des preuves ensuite.
Puis je rejoins la table du dîner. Maintenant que j’ai les burnes vides, j’ai un peu honte. J’espère qu’il n’abordera pas le sujet. On se croit discret, on croit pouvoir cacher ce que l’on fait. Le genre de chose qui ne réussit jamais. Maintenant ils savent comment je m’amuse dans la baignoire, est-ce qu’ils me jugent ? Il ne dira pas un mot, ce n’est pas le genre de sujet que l’on aborde autour de la table du dîner. Peut-être que cela aurait libéré quelque chose, parce qu’au fond j’aimerais quand même pouvoir en parler.
J’en ai encore envie. J’en ai tout le temps envie. Alors je dis bonsoir à mes parents. Une manière de signifier qu’à partir de ce moment ils ne peuvent plus entrer dans ma chambre. Il suffit que je me foute à poil pour que mon sexe se dresse et que je reparte pour une masturbation. Sans avoir besoin d’aucune stimulation extérieure. J’ai juste envie de me branler et cette simple pensée m’excite suffisamment.
Je peux me faire mes propres fantasmes dans ma tête. J’imagine beaucoup de choses, dans ce domaine on n’est jamais à court d’idées. Mais depuis un certain temps, c’est toujours le même mec que je visualise. Il ne me fait rien, c’est moi qui lui fais des choses. Le scénario qui revient le plus souvent et qui m’a déjà fait jouir de nombreuses fois, c’est de me voir à genoux devant lui, pour sucer sa queue. Si seulement ça pouvait se réaliser…
7 – Le nouveau
Comme je suis resté dans le même établissement, le passage du collège au lycée n’a pas apporté de grand changement. À part quelques nouvelles têtes. Dont un mec sur lequel j’ai immédiatement flashé.
Je me souviens parfaitement de ce que j’ai ressenti quand il est entré dans la salle de classe. Des frissons ont parcouru l’ensemble de mon corps. Je ne pouvais pas détacher mes yeux de son visage. J’étais subjugué, c’est le terme exact.
Beau, bien foutu. Et surtout, émanant de lui, un charisme de dingue. C’est ce que l’on nomme un mâle alpha. Le genre d’homme qui, lorsqu’il entre dans une pièce, attire tous les regards, impose sa présence. En découvrant son prénom, je n’ai pas pu réprimer un sourire : Sébastien !
Totalement différent de celui qui m’avait fait ressentir mes premiers émois. Celui-là était blond, bien plus grand et déjà bien bâti. Un sportif, sans nul doute. J’ai essayé de détourner le regard, je n’ai pas réussi. J’avais le cœur qui battait beaucoup plus fort que d’habitude. Il est venu s’asseoir à côté de moi. Son simple « Salut » a failli me faire fondre.
C’est la première heure de cours de l’année et je n’écoute rien du tout. Je suis assis à côté du beau gosse ultime, je ne sais même pas comment me comporter. C’est difficile d’être naturel à proximité immédiate d’une gravure de mode. Je me dis que j’aurais préféré qu’il s’installe devant moi. Ainsi, je pourrais le regarder sans que cela paraisse étrange.
Je sens son odeur. C’est la première fois que je suis envoûté par l’odeur d’un mâle. Évidemment, au collège ce n’était pas possible. Le corps n’est pas encore passé par la transformation qui nous fait transiter du garçon à l’homme. Disons que ce qu’on dégage est neutre. Là, je sens une légère odeur de transpiration et j’adore !
Oui, ce sera toujours mon truc et je l’ai découvert ce jour-là, grâce à lui. J’aime l’odeur que dégage le mâle. Sa transpiration ne me dérange pas du tout, bien au contraire. Dès cette époque, j’ai envie de coller mon nez contre son aisselle, pour inspirer profondément ce qui en émane, m’enivrer de cette senteur qui affole mes sens.
Il me sourit. Je me contente de lui rendre son sourire. Rapidement, à la fin du cours, d’autres viennent lui parler. On est attiré par le mâle alpha, on a envie de graviter autour de lui et, dans l’idéal, de faire partie de ses potes. C’est le pouvoir de ce genre de personne.
Même si je n’ai pas changé d’école, le lycée est un nouveau départ. Comme s’il y avait eu une énorme transformation pendant les vacances d’été. Ce ne sont plus tout à fait les mêmes personnes qui se retrouvent. Ce n’est pas compliqué à comprendre, je ne suis pas le seul de ma classe à avoir observé mes premières érections et à avoir dû apprendre à gérer mes premières éjaculations. Nous sommes maintenant à un autre stade de nos vies. Une distinction se fait plus marquante entre les filles et les garçons. Puisque désormais, nous avons envie de sexe.
Et moi, je veux rester avec le groupe des mecs, je veux être intégré. Dès cette époque, j’ai conscience que ce sera compliqué pour moi. Parce que je fantasme sur le corps masculin et qu’il faut que je le cache. Je n’ai pas envie qu’on découvre ma préférence, je ne veux pas être exclu, je ne veux pas être différent. La difficulté est alors de masquer ce que je ressens vraiment, d’essayer de me comporter comme un mec lambda.
Nous sommes à une époque durant laquelle on ne parle pas de l’homosexualité de manière aussi décontractée qu’aujourd’hui. Il n’y a pas de rejet brutal. Simplement, personne ne le dit. C’est quelque chose qu’il faut étouffer. Je ne suis plus en train de me poser des questions, de me demander ce qui m’arrive. C’est clair, j’aime les hommes. Le corps d’une femme ne me fait aucun effet. De voir un simple téton de mec me fait bander. Je ne ferai pas semblant d’aimer les nichons, mais je ne dirai pas non plus ouvertement que j’aime la bite.
Dans un groupe de mecs, il y a des étapes qui permettent de confirmer qu’on est un « vrai mâle ». C’est totalement débile, mais c’est ainsi que la société fonctionne. Sébastien a très rapidement pris l’ascendant sur tout le monde, c’est un alpha après tout. Il a proposé l’idée de jouer au foot pendant la récréation, après la cantine. Tous les mecs étaient partants.
Personnellement, je n’ai jamais compris ce sport. Je ne vois pas l’intérêt de courir après une balle pour la faire entrer dans un but. De s’énerver lorsque quelqu’un loupe une passe, d’être en furie quand on perd une partie. Mais c’est comme une obligation. Quand on est un mec, on aime le foot. Qu’est-ce que l’humanité peut être débile.
Je n’ai pas osé m’affirmer. Si, à ce moment, j’avais dit que je n’aimais pas ce jeu, que je ne voulais pas participer, j’aurais été exclu, immédiatement et sans appel. Alors, j’ai joué la comédie. De toute manière, je n’aurais pas pu dire non alors que c’est Sébastien lui-même qui me l’a demandé. En me regardant droit dans les yeux et en esquissant un sourire. Il ferait fondre n’importe quel iceberg.
Ah oui, parce qu’il a des yeux magnifiques. Qui tirent légèrement sur le vert, qui ont à la fois une profondeur et une étincelle. Je ne l’ai pas compris tout de suite, mais pour le restant de mes jours je serai incapable de résister à un mec super mignon, de lui dire non. C’est pourquoi j’ai accepté de jouer au foot avec mes camarades. Pour être inclus dans le groupe, mais surtout pour rester proche de Sébastien.
C’est un réflexe qui ne nous quitte jamais. Quand on croise un beau gosse, notre cerveau l’identifie rapidement comme gay. C’est ce que l’on veut croire. Parce qu’on a envie qu’il y ait la possibilité de pouvoir sortir avec lui. Alors, on cherche des signes qui pourraient confirmer l’intuition. On prend la moindre marque de gentillesse comme une preuve. Et Sébastien était très gentil. Déjà, il s’était assis à côté de moi en classe et, durant les parties de foot, il faisait très attention à moi.
J’ai confondu l’amitié avec autre chose. Et cela m’allait très bien. Avoir un pote comme lui ? Je n’aurais jamais pu en rêver. J’allais tout faire pour qu’on noue une amitié solide, que je puisse passer le maximum de temps avec lui. Alors que le soir, dans ma chambre, je ne fantasmais pas sur une partie de foot avec Sébastien…
8 – Fantasme concret
Je n’arrête pas de penser à lui, à Sébastien. Rien que de le visualiser, quand je ferme les yeux, me donne plein de frissons dans tout le corps. Nu sur mon lit, je me caresse, imaginant que ce sont ses mains qui passent sur mon torse. J’aimerais tellement qu’il soit là pour s’occuper de moi. Avoir ce beau gosse dans mon lit, explorer les plaisirs du corps avec lui.
Je me pince les tétons en imaginant que je pourrais jouer avec les siens. Je l’ai vu en boxer dans le vestiaire, après les cours de sport. J’ai essayé d’être discret et en même temps, j’aurais voulu pouvoir m’asseoir sur un banc et le regarder directement. Pouvoir détailler son corps, chaque parcelle, je le trouve parfait. Seulement il faut rester discret, c’est difficile.
De ce que j’ai vu, il a de très beaux tétons. Larges, avec des petits poils tout autour. J’ai envie de les toucher, de jouer avec. De les embrasser. D’y poser mes lèvres et de le téter. Je travaille les miens et cela me fait tellement de bien. Pour la première fois, j’ai aussi envie de donner du plaisir à un autre, à lui, à ce mec qui me fait bander comme un taré.
Je me caresse les burnes en imaginant que c’est sa main. Oui, j’ai envie qu’il s’occupe de moi, qu’il explore mon corps. L’idée est totalement folle, mais je voudrais que ce soit le premier, que je découvre le sexe à deux avec lui. Je m’amuse bien tout seul, j’adore la masturbation, je ne suis jamais à court de fantasmes pour me faire mouiller. Mais maintenant que je l’ai croisé, j’ai envie de passer à l’étape supérieure. De savoir ce que ça fait quand on pratique à deux.
Il pourrait jouer avec mon corps sans aucune limite. Malaxer mes couilles, toucher ma queue. Et pourquoi pas la sucer. J’ai failli jouir en imaginant Sébastien entre mes cuisses, ma verge dans sa bouche. Regarder un beau gosse me tailler une pipe. Le plaisir doit être énorme, il faut que je sache ce que ça fait.
Ma prochaine mission, dans les vestiaires, sera de voir sa queue. Il faut que je sache à quoi elle ressemble, je suis sûr qu’elle est magnifique. Voilà toute la différence avec le premier Sébastien, celui du collège. À l’époque, je m’imaginais simplement être dans ses bras. L’embrasser, mêler nos langues, cela me paraissait déjà énorme. Maintenant, je veux du sexe, pur, corps contre corps.
Je n’ai eu qu’un petit aperçu rapide de ses fesses. Putain qu’elles sont belles. Fermes et poilues. Oui, je crois les poils m’excitent. Certains de mes camarades en ont déjà beaucoup, de vrais fantasmes sur pattes. Moi j’aimerais que ça pousse plus vite. Normalement, si c’est génétique, je devrais devenir comme mon père, poilu. Vivement que ça arrive.
Quand j’ai vu les fesses de Sébastien, instinctivement j’ai eu envie d’y fourrer ma queue. Je ne sais pas de quoi cela vient. Tout de suite, j’ai eu envie de m’insérer dans son petit trou, d’y entrer entièrement ma verge, de me faire plaisir entre ses fesses. Si seulement cela pouvait arriver un jour !
Pour l’instant, je me positionne. Je place l’oreiller à la bonne hauteur. Je glisse mon sexe entre l’oreiller et le matelas. Punaise, la sensation est excellente. C’est quelque chose de totalement différent de ce que j’éprouve avec ma main. Ma queue décalottée. Mon gland, qui frotte contre le tissu. Je ressens tellement de sensations dans tout le corps.
Je ferme les yeux et j’imagine que c’est Sébastien qui est en dessous de moi. Le mec, nu, allongé sur mon lit et moi qui m’insère entre ses petites fesses. Je suis bien dans son trou. Les premiers va et vient sont lents, je savoure. Mais ma queue est excitée par toutes ces sensations et aussi par ce que je visualise. Petit à petit, mes coups s’accélèrent.
Le lit grince, je n’en ai rien à foutre. Je suis en train de défoncer mon oreiller et le plaisir que je ressens est tellement fort que plus rien d’autre n’existe. Je ne suis plus que ma queue, mon seul objectif est de lui donner le plaisir qu’elle mérite. Je défonce ce trou comme un dingue. Je commence même à transpirer.
Rien qu’en fourrant l’oreiller je me sens plus mâle, plus viril. Je déploie toute ma force, je suis sûr de pouvoir faire du bien à Sébastien. Je chuchote son prénom, comme s’il était là. Je veux qu’il me supplie, qu’il me dise de continuer, qu’il répète qu’il adore ma bite, qu’elle lui fait du bien. Oui, tu aimes ma queue, mec. T’es une bonne petite salope. Je vais te défoncer le trou.
Je ne contrôle plus rien. Je suis dans un état de transe. Je devrais me retirer mais je n’ai pas envie. Tant pis, je jouis, entre l’oreiller et le matelas. Je pourrais hurler tellement cette éjaculation est puissante. J’aurais dû faire ça quand mes parents ne sont pas là. Je m’effondre sur le lit, essoufflé, transpirant, comme si j’avais réellement baisé quelqu’un.
Ensuite, il faut nettoyer. C’est le désavantage quand on pratique le sexe seul. Si Sébastien avait été là, j’aurais balancé ma semence au fond de son cul et je n’aurais pas besoin de changer la taie d’oreiller et les draps. Mais punaise, qu’est-ce que ça fait du bien ! Je suis certainement prêt à avoir une relation sexuelle. Est-ce que ce serait possible avec lui ?
C’est mon but. Certes, je vais devoir être subtile, mais j’ai vraiment envie que ce soit le premier. Un beau gosse, qui me fait fantasmer, je veux découvrir le sexe contre son corps, dans ses bras, en sentant la chaleur de sa peau. Je ne sais pas du tout comment m’y prendre. Soit entrer dans un jeu de séduction, soit envoyer des signes pour lui montrer que je suis open. Je n’ai jamais utilisé l’une de ces techniques, je suis novice dans tout.
Je ne veux pas non plus briser ce que nous sommes en train de construire, une amitié. Et puis, si je suis trop direct, tout le monde dans la classe connaîtra ma préférence. Pour l’instant, je préfère que cela reste caché.
J’ai les couilles vides mais je pense encore à lui. Ce n’est pas que du sexe. Maintenant que je suis soulagé, je m’imagine dans ses bras, m’endormir doucement contre son corps nu. Est-ce que je suis amoureux ?
9 – Vestiaires
Il ne m’a pas fallu longtemps pour comprendre que, pour le restant de ma vie, je serai incapable de dire non à un beau gosse. Lorsque Sébastien vient me parler, mon corps se transforme en coton. Je dois fournir un effort monumental pour ne pas rougir comme une tomate. Parce que je ne veux pas qu’il comprenne ce que je ressens pour lui, ce serait risqué. En apparence, nous sommes potes, deux mecs qui s’entendent bien. C’est ce que tout le monde doit croire.
Qu’est-ce qu’il m’a proposé ? De venir jouer au foot avec lui. Déjà, il avait réussi à me décider pour que je tape dans un ballon pendant les récréations. Un sport dans lequel je suis nul, parce que je n’en comprends pas du tout l’intérêt. Quand je cours après la balle, j’ai l’impression d’être un chien sans cervelle, c’est totalement débile. Mais puisqu’il me désarme complètement, qu’il est immunisé contre toute réponse négative, je fais de mon mieux.
Je suis en quelque sorte sous sa protection. C’est difficile à décrire, disons qu’il m’apprécie et qu’il me protège. Il est clairement le mâle alpha de notre collège. Ce n’est pas quelque chose qui se construit ou qui se décide, c’est une aura naturelle, qui émane de certains hommes. Rien qu’en le voyant, on accepte sa domination. Et cela pas seulement quand on aime les hommes, les hétéros le ressentent aussi. Bref, lui il fait partie de l’équipe de foot du village et pour une raison que je ne m’explique pas, il veut m’y intégrer.
Mes parents sont aux anges. Non seulement je me fais des potes, mais en plus je veux m’inscrire dans un club. On dirait que le simple fait de vouloir jouer au foot prouve que l’on est un homme, un vrai. Tout ce qui gravite autour de ce sport est totalement débile. Au moins, j’ai droit à l’attirail complet. La joie de mes parents est telle que nous avons dévalisé le magasin de sport pour que j’aie des chaussures à crampons, un short de foot, un maillot de foot… J’ai l’impression d’être déguisé pour carnaval.
C’est avec une grande appréhension que je me dirige vers le stade. Principalement parce que je suis nul à ce sport et que là, ce ne sera pas simplement une compétition pendant la récréation. Rien que durant ces parties amicales, certains jouent comme s’ils participaient à la Coupe du monde. Maintenant, j’intègre une équipe pour qui c’est sérieux. Il y aura de vrais matchs, contre des équipes adverses. Je n’ai absolument rien à faire ici. Mais Sébastien n’est pas le mâle alpha qu’au lycée. Dans ce groupe aussi il est le dominant et puisqu’il a décidé que je devais faire partie de l’équipe, tout le monde va dans son sens.
Comme prévu, je me ridiculise. On dirait que j’ai peur de la balle. Ce que je n’apprécie pas, c’est le sérieux avec lequel ils prennent les choses. On dirait que chacun joue sa vie sur le terrain. Alors qu’à la base, il ne s’agit que de courir après un ballon pour le faire entrer dans un but. Mais je dois bien avouer que c’est agréable de partager une activité sportive entre mecs. Il y a pas mal de beaux gosses dans l’équipe, même si je n’ai d’yeux que pour Sébastien, qui reste le plus beau de tous. À la fin de cet entraînement, j’ai droit à des encouragements. C’est chouette cette solidarité entre sportifs.
Puis vient l’épreuve à laquelle je n’avais même pas pensé. J’aurais dû me préparer psychologiquement. Quand on se donne à fond dans le sport, on transpire, il faut se laver. Il me paraissait logique de rentrer à la maison tout de suite après la partie. Seulement, Sébastien ne me laisse pas le choix. On va sous les douches, tout le monde y passe, ce serait m’exclure moi-même que de ne pas accepter de me plier à cette tradition. Je fais mine de fouiller dans mon sac, à la recherche d’une excuse pour éviter ce moment. Je n’en ai aucune, c’est ma mère qui a tout préparé, il y a du gel douche, une serviette et des fringues propres. Je ne vais pas y couper.
Évidemment que j’ai envie de tenter cette expérience. Me retrouver dans un vestiaire, avec une quinzaine de mecs, découvrir cette ambiance virile, voir des corps à moitié ou totalement nus. Le problème est que je n’ai aucune idée de mes propres réactions. Il faudra que je sache me contrôler, ne pas trop regarder. C’est un endroit risqué, où je pourrais trahir ma préférence. Je pense que je serais rapidement exclu s’ils comprenaient. Je m’apprête à jouer mon plus grand rôle.
Le vestiaire n’est pas très grand, nous sommes serrés. Je suis le seul à me prendre la tête, pour les autres c’est une étape qui n’a rien d’exceptionnel. Un à un, ils retirent leur maillot de foot. Punaise, je suis au milieu de mecs torse nu. Et c’est une très belle vision. Ils sont tous sportifs, bien foutus, c’est un petit paradis, je ne sais plus où donner de la tête. Il faut que je me reprenne. Je dois rester dans mon rôle. Alors, je retire aussi le haut.
Je remarque qu’ils ne se privent pas de me mater. C’est un peu logique, c’est l’endroit où l’on se compare aux autres. Déjà, cela permet de voir comment ses camarades sont bâtis, où on se situe au niveau de la musculature. Je ne suis pas vraiment au top. Personne ne fait de remarque, parce que le vestiaire est un lieu fraternel. On se juge sans rien dire. Ensuite, il y a une sorte de compétition, parce que nous commençons à avoir des poils. Alors, chacun se regarde, pour savoir où en sont les autres. Là en revanche, il y a des commentaires.
L’un des mecs de l’équipe se fait vanner, il est déjà très poilu. Effectivement, le torse, le ventre, le dos, il en a partout. Nous devons pourtant avoir à peu près le même âge, mais c’est la loterie de la nature. Puisqu’il focalise l’attention de tous, moi je n’ai pas à me priver de le regarder. Je ricane bêtement aux blagues des autres, alors qu’au fond, je trouve ce corps très sexy. J’ai envie de m’approcher, de le toucher, de le caresser, de perdre mes doigts dans cette belle toison. Merde, je commence à bander.
Ça discute, ça chahute, j’adore cette ambiance entre mecs. Petit à petit, on se déshabille. Bientôt tout le monde se retrouve en sous-vêtements. Il y a une quasi-égalité entre ceux qui portent des boxers et ceux qui optent pour le caleçon. J’essaie de ne pas trop regarder, je sens que mon calbute se tend de plus en plus. Difficile de ne pas être hypnotisé par toutes ces belles formes. L’odeur qui se répand n’aide pas à me calmer. Celle de la transpiration de tous ces mâles, le genre de truc qui me rend dingue. Je n’arriverai jamais à rester calme.
Et apparemment, la douche se prendra totalement à poil. Je ne peux pas, ils vont comprendre, ce sera la honte. Je devrais trouver une excuse, mais ce serait m’exclure du groupe. Surtout, une pensée vient de me traverser l’esprit et de me convaincre de participer à la douche : je vais voir Sébastien à poil !
10 – Douches
Toujours dans le vestiaire, je ne suis pas le seul à hésiter. Il y en a qui retirent leur boxer sans se poser aucune question, qui sont totalement à l’aise. Ce sont eux qui ont raison, après tout ce n’est qu’une douche, nécessaire après avoir transpiré durant le sport. C’est cul nu qu’ils commencent à se laver, sans aucune gêne. Pour d’autres, c’est beaucoup plus difficile.
Nous sommes dans les années 90, personne n’a l’idée de se laver avec son boxer. Cela ne viendra que plus tard, avec l’augmentation fulgurante de la pudeur. Pour l’instant, si on veut se doucher avec les autres, c’est à poil ou rien du tout. Dans l’équipe, il n’y a que deux mecs qui se contentent de se passer un coup de déodorant et qui rentrent directement chez eux. C’est ce que je devrais faire, mais l’envie d’expérimenter cet instant entre mâles est trop forte.
Je regarde Sébastien se diriger vers les douches. Je vois ses petites fesses bouger au rythme de ses pas. Punaise, mon fantasme ultime est à poil, là, à quelques centimètres de moi. Normalement, tout mon corps devrait s’affoler. Pourtant, il ne se passe rien dans mon boxer. La peur, c’est ce qui me permet de rester mou. Parce que, pour voir les autres nus, eh bien il faut aussi se montrer nu. Je prends mon courage à deux mains, j’enlève mon calbute. Je me dirige vers les douches.
C’est un véritable petit paradis. Je connais déjà les torses de ces mecs, pas mal tombent le tee-shirt pendant l’entraînement et puis, de toute manière, dans le vestiaire on se montre torse nu. Cela ne pose aucun problème. Désormais, ils sont à poil, devant moi. Les douches sont ainsi conçues : deux rangées, sur deux murs opposés. Je suis entouré de mecs à poil et face à moi, une rangée de mecs qui s’exposent sans aucune pudeur.
C’est un instant particulier, qui soude une équipe. Maintenant je comprends pourquoi. Nous sommes entre hommes et dans l’idée, il n’y a pas de tabou à se montrer nu devant d’autres hommes. On est entre nous, on forme un groupe, on a tous un pénis. Évidemment, pour moi cela a une autre dimension. J’ai du mal à ne pas regarder toutes ces verges. C’est un spectacle magnifique, je pourrais rester ici des heures.
Je n’ai même pas besoin de me contrôler. Un phénomène étrange se produit. Le soir, quand je suis dans mon lit, il me suffit de penser à un mec en boxer pour que mon pénis se tende. Là, je vois réellement des mecs nus et il ne réagit pas. Il sait se tenir. Il sait que cela ne se fait pas, que ce serait mal pris. Personne ne bande. Ce qui ne veut pas dire que nous sommes un groupe de mecs totalement au repos. Il y a plusieurs verges qui s’allongent, sans se lever.
Je ne suis pas le seul à regarder. Tous, absolument tous, matent ce que les autres ont entre les jambes. C’est une forme de compétition, mais aussi une manière de se rassurer. On ne peut pas savoir, sans se comparer, si notre pénis est court, dans la moyenne, ou long. Si son épaisseur est normale, ridicule ou exceptionnelle. Les douches collectives, c’est le seul endroit où les hommes peuvent voir le pénis des autres. Bon, il y a aussi les urinoirs, ce n’est pas pareil, on ne peut pas autant mater.
On me regarde beaucoup, parce que je suis le nouveau. Cela me fait presque rire, on se juge entre mecs. Et certainement qu’on peut changer d’avis sur quelqu’un rien qu’en voyant la taille de son pénis. Je n’ai pas à avoir de crainte de ce côté. J’ai toujours trouvé ma verge belle et maintenant, je peux confirmer. J’ai une taille correcte par rapport aux autres. Je ne peux pas trop les fixer et aller mesurer, mais de ce que je constate, la majorité à une plus petite bête que la mienne.
Ils n’osent pas faire de commentaires. Seulement, ça se voit dans leurs yeux qu’ils approuvent ce que j’ai entre les jambes. Il n’y a pas non plus de quoi les impressionner, mais je me défends. Maintenant, il faut que je me concentre. Je n’ai pas encore regardé de son côté. Quand je vois les queues des autres, j’ai peur d’être déçu. C’est tout l’intérêt de cette douche et pourtant j’hésite. Si Sébastien à un petit pénis, est-ce que mes sentiments pour lui seront modifiés ?
Tandis qu’on se lave, passant du gel douche sur tout le corps et particulièrement nos parties intimes, je me tourne vers Sébastien, qui est à ma droite. Il est désormais face à moi. Il baisse les yeux. Lui aussi est curieux de savoir ce que j’ai entre les jambes. Alors, je peux regarder. Punaise ! Il a un très beau matériel.
Il a plus de poils que moi au niveau du pubis. Et de ce que j’aperçois, ses testicules ont aussi une belle pilosité. En plus, ses burnes sont magnifiques. Elles pendent, elles sont bien délimitées. On voit parfaitement les deux boules. La nature l’a parfaitement doté.
Quant à son pénis, il est épais. C’est le premier constat que je fais. En matière de taille, je dirais que nous sommes à égalité. Pourtant, je le trouve plus beau que le mien. C’est certainement normal, on apprécie toujours plus ce qu’ont les autres. Moi je connais mon pénis par cœur, je le vois dans tous ses états. Là, j’ai accès à celui de mon fantasme, je vais pouvoir le visualiser beaucoup mieux dans les petits scénarios que je me fais.
Je relève les yeux. J’ai peut-être regardé trop longtemps ce membre avec lequel je voudrais faire tellement de choses. Sébastien me décoche un sourire, je suis un peu rassuré, je n’ai pas abusé.
Nous revenons tous dans le vestiaire pour nous rhabiller. C’était une expérience incroyable. De voir tous les membres de l’équipe, ou presque, nus. De pouvoir partager ce moment entre mecs sans avoir la honte, sans me mettre à bander comme un pervers. Personne ne soupçonne que j’aime la queue, que j’aurais envie de toutes les toucher.
Au moment de partir, je reçois des tapes dans le dos. On dirait que je suis intégré à l’équipe. C’est quoi le principe ? Il ne faut pas être brillant sur le terrain mais oser se montrer dans les douches ? Ou alors, plus basiquement, ils savent désormais que j’ai un beau matériel entre les jambes, il y a un peu plus de respect. Oui, je pense qu’il faut rester à l’explication basique, on est entre mecs quand même.
J’ai vu le sexe de Sébastien ! Je n’en reviens pas. Je ne pensais pas pouvoir aller aussi loin. Maintenant, j’ai cette image dans la tête et en rentrant, je m’enferme dans ma chambre pour en profiter. Je ferme les yeux, je visualise la scène, tous ces mecs à poils. Je me masturbe en faisant défiler ces images. Mais à la fin, je jouis en ne pensant qu’au sexe de Sébastien. J’ai de quoi fantasmer pour un bon moment.
11 – Raser
Je suis évidemment content d’avoir des poils. C’est le signe extérieur qui démontre que l’on devient un homme. J’inspecte chaque jour ceux qui poussent sous mes aisselles, sur mon torse et surtout au niveau de mon pubis. C’est ce qui nous intéresse le plus, pour délaisser les organes génitaux de l’enfance et devenir un mâle. J’en ai déjà pas mal, mais je trouve que c’est lent à pousser.
En revanche, au niveau de mon visage, ça devient n’importe quoi. J’ai l’impression que mes potes se rasent déjà, moi je n’ai pas encore essayé. Il est temps que je m’y mette, parce que ça ne fait pas net, ça ne fait pas joli. Le principe n’est pas compliqué, mais il y a la crainte de se couper. Je n’ose même pas demander à mon père. C’est le mâle de référence de la famille, seulement je me trouve ridicule à l’idée de demander une chose aussi simple. Ce n’est pas à lui de proposer ?
Cela n’arrivera jamais. J’allais me résoudre à le faire seul, attendant que mes parents ne soient pas là. C’est Sébastien qui a mis le sujet sur la table, dans les vestiaires. En me demandant pourquoi je ne me rasais pas. Une conversation étrange, motivée par une certaine logique. Dans quelques jours, nous devons prendre la photo officielle pour présenter le club de foot sur les réseaux, il semblerait que je fasse tache avec ma pilosité anarchique sur le visage.
Il est tellement génial qu’il m’a proposé de me montrer comment faire. Je n’y croyais pas quand il m’a invité. Évidemment que j’ai dit oui tout de suite. Voilà pourquoi je me retrouve chez lui, enfin dans la maison de ses parents. Je suis impressionné, c’est la première fois que je vais chez un ami. Pas n’importe lequel en plus, mon fantasme ultime. Je m’imagine beaucoup de scénarios, mais il m’a fait venir pour me montrer comment me raser, pas pour autre chose. Est-ce qu’un jour je réussirai à ne pas me faire de films quand je suis invité par un beau gosse ?
Nous allons dans la salle de bains. Il a préparé deux rasoirs, jetables. Première surprise, il enlève son tee-shirt. J’imagine qu’on peut se raser avec, mais je ne vais certainement pas faire la remarque. Je suis seul avec un Sébastien torse nu, je n’en demandais pas tant. Je suis aussi obligé d’enlever le haut. J’ai encore honte, je ne suis pas aussi bien foutu que lui, il faut vraiment que je fasse quelque chose. Il ne semble pas dérangé par mon apparence. D’abord, parce qu’il la connaît déjà. Ensuite, parce qu’on est entre mecs. Les hétéros n’y voient rien d’érotique.
Il me montre comment appliquer la mousse. C’est presque risible, parce que ces gestes, on les connaît. Seulement, c’est rassurant d’avoir un pote qui donne l’exemple, qui décrit les étapes. Seul, j’aurais simplement eu peur de m’entailler le visage. Puis il me montre comment faire passer la lame. Précisant que je vais certainement me couper les premières fois et que ce n’est pas grave. Lui il fait cela avec une grande assurance, il a l’habitude. Je m’y mets et dès que je touche ma peau, elle saigne. Punaise, je suis vraiment nul. Il ne se moque pas de moi, il a beaucoup de patience. Ce mec est l’homme idéal.
Il ne faut pas rigoler, mais cela nous a pris un peu plus d’une demi-heure, parce que j’avais la trouille. Je me regarde dans le miroir et c’est le carnage. Il y a des petites plaies un peu partout. On y colle des bouts de mouchoirs. Il me rassure en me disant que ça sèche vite et qu’après on ne verra rien. Peu importe, je me suis rasé pour la première fois et ceci grâce à un pote ! Il est génial.
Le temps que mon visage cicatrise, on s’installe sur le canapé, dans le salon. Je ne sais pas trop quoi faire ou quoi dire. Je n’ai pas l’habitude d’être invité chez des potes, puisque jusque-là je n’en avais pas. La discussion est banale. Je découvre que lui, il a appris à se raser grâce à son grand-frère. On dirait que les pères ne sont jamais présents pour les étapes importantes.
Puisqu’on est lancé sur le sujet, on parle des autres poils. Il trouve que j’en ai pas mal. Moi, c’est son corps que j’adore, sa pilosité. Je risque de devenir très poilu, si c’est quelque chose d’héréditaire. Je ne le lui confie pas mais je m’imagine déjà devoir me raser d’autres parties de mon anatomie. Par exemple le dos, mon père a des poils partout, je ne trouve pas ça très joli. Chez Sébastien, c’est parfait. Juste ce qu’il faut sur le torse, des jambes bien poilues et rien sur le dos.
On revient dans la salle de bains pour que je retire les morceaux de mouchoirs. Il avait raison, tout est parti, il n’y a plus aucune trace du massacre, je suis rassuré. Et maintenant, j’ai le visage presque net. Il y a eu quelques loupés, mais j’ai appris à me raser, c’est l’essentiel, je vais pouvoir être comme les autres.
Nous sommes toujours torse nu. J’ai du mal à ne pas le regarder. J’admire son corps, ses muscles qui se dessinent, à mes yeux il est parfait. Et je ne peux pas m’empêcher d’avoir des envies. De le toucher, de le caresser, de sentir sa chaleur, de passer doucement mes doigts sur ses tétons. Venir respirer son odeur. Comme le premier jour, il dégage une odeur de transpiration, que j’adore venant de lui.
Il ne semble pas prêt à remettre son tee-shirt. Je ne vais surtout rien dire, puisque je peux profiter du spectacle. On est entre hommes, officiellement il n’y a rien de sensuel à se montrer nos torses. S’il savait toutes les pensées qui sont en train de me traverser l’esprit… Est-ce que je dois le prévenir ? Lui dire que ma préférence penche pour le corps masculin et que le sien, si proche, est en train de me faire tacher mon boxer ?
Je ne vais bien sûr pas l’avertir. On n’annonce pas comme ça, de but en blanc, à un pote, qu’on est gay. Il pourrait le prendre mal et ne plus jamais vouloir m’inviter chez lui. Je le remercie pour la leçon. Dans ma tête, l’après-midi est terminé. Seulement, lui, il me propose autre chose…
12 – Jouer
Je ne peux rien refuser à ce beau gosse. Parce qu’il n’y a pas de raison de lui refuser quoi que ce soit. Nous sommes là, torse nu, dans sa salle de bains. Il vient de m’apprendre à me raser. Maintenant, il me demande si je veux jouer à la console. Je suis surpris, parce que Sébastien a beaucoup de potes. Pourquoi moi ? Je ne pensais pas que nous étions si proches. Enfin, nous venons de partager un moment d’intimité, combien de mecs se font initier au rasage par un camarade de classe ?
Alors, bien sûr que j’accepte immédiatement. Je ne suis pas doué avec une manette en main, mais si c’est pour prolonger le moment passé avec Sébastien, je suis prêt à tout. Nous passons d’abord par la cuisine, pour prendre de quoi boire. Des canettes de soda, nous ne sommes pas là pour nous bourrer la gueule. Puis il me conduit jusqu’à sa chambre.
Cela me fait de l’effet, de me retrouver dans l’antre de Sébastien. Cette pièce qui relève de l’intime. Là où il passe la majeure partie de son temps. Là où il dort, là où il est nu. Je considère que c’est un privilège qu’il me laisse pénétrer dans son univers. Je note cette odeur particulière, la sienne, qui forcément est beaucoup plus intense ici.
Nous prenons place sur son lit, il me tend la manette.
Je suis assis, torse nu, à côté de Sébastien, dans sa chambre. Je ne vais jamais réussir à me concentrer sur le jeu. Je ne pensais pas pouvoir atteindre une telle complicité avec lui. En plus, nous sommes très proches. Assez pour que je puisse sentir la chaleur de son corps. Nous ne sommes que tous les deux, personne ne va nous interrompre. Et moi, je ne dois pas laisser mon imagination s’enflammer. Parce que j’ai plein d’idées sur ce que nous pourrions faire de beaucoup plus intéressant que de jouer à la console.
Lui, il est complètement dans la partie. Il prend cela très au sérieux. Je ne me débrouille pas trop mal, en tout cas beaucoup mieux que je ne le pensais. De temps en temps, il me donne un petit coup de coude, pour essayer de gagner des points. Une technique qui réussit très bien : chaque fois qu’il me touche, j’ai des petits papillons dans le ventre. Je lui dis que s’il me pinçait un téton il pourrait gagner toutes les parties ?
Nous ne bougeons pas et pourtant, jouer à la console génère un stress, une excitation. Et donc, de la transpiration. De la sueur coule le long de mon corps et chez lui aussi. Une odeur de sueur envahit la pièce. Je crois que je ne sens pas la mienne, que mon nez ne peut identifier que la sienne. Et je trouve que c’est la meilleure odeur du monde. Celle du mâle à l’état brut, sans artifice. On est entre mecs, il n’y a aucune honte à avoir.
J’ai du mal à ne pas regarder ses cuisses. Elles me fascinent depuis le début. D’abord parce qu’elles sont robustes. Sébastien est un sportif accompli, surtout dans le domaine du foot. Et à force de courir, il s’est sculpté des bonnes grosses cuisses musclées. Des bons mollets, aussi, il est puissant. Instinctivement, cela me fait imaginer ce qu’il pourrait faire au lit. Il doit être endurant dans pas mal de positions.
Ensuite, elles sont très poilues. C’est la nature qui décide. Chez moi, la pilosité prend son temps. Chez certains camarades de classe, elle a envahi tout le corps. Sébastien, c’est la perfection. Ses jambes sont très poilues et je trouve cela tellement excitant.
J’ai envie de poser ma main sur sa cuisse. De caresser ces jolis poils, d’y perdre mes doigts. C’est viril ces belles jambes poilues. Il ne se rend certainement pas compte de l’effet que cela produit sur moi. C’est difficile de se dire que, pour lui, nous sommes juste de potes jouant à la console. Alors que dans ma tête, c’est de la folie. Des centaines de pensées me traversent l’esprit, j’ai envie de faire tellement de choses avec lui. Principalement, je voudrais qu’il soit le premier. Selon la légende, on se souvient de sa première fois pour toujours. Si le souvenir était avec lui, ce serait parfait.
Je ne sais pas depuis combien de temps nous jouons. À mesure que l’odeur de transpiration s’intensifie, je perds ma concentration. J’ai de plus en plus envie de son corps. Surtout, il y a une autre odeur qui émane de lui. Certainement qu’il ne porte rien sous le short. Les testicules dégagent une senteur particulière quand on transpire, quand ils sont trempés.
Le plus discrètement possible, je tente de jeter des coups d’œil entre ses jambes. Moi, je suis content de porter un boxer, parce que je bande. Je suis en train de mouiller. Je ne peux pas me contrôler, je suis assis à côté de mon fantasme absolu. Qu’est-ce que je vois de son côté ? C’est peut-être mon imagination, mais on dirait que sa queue aussi est raide. Ce n’est pas très clair, c’est un short large et je sais qu’il a un gros membre, qui dessine des formes sous n’importe quel vêtement.
Il finit par capter mon regard. Je suis pris sur le fait. C’est une illusion de croire que l’on peut être discret, les autres finissent toujours par le remarquer. En plus, je voudrais ne faire que ça, le mater. C’est beaucoup plus intéressant que le jeu sur l’écran. Il me sourit. Il n’a pas pris mal le fait que je regardais entre ses jambes. Et puis, il ne se prive pas non plus. Il ne verra rien, puisque moi je porte un sous-vêtement.
J’aimerais tellement qu’il demande qu’on se mette nus. Puisqu’il a donné une forme d’autorisation, je regarde à nouveau entre ses jambes. Plus aucun doute, il bande. Je suis assis à côté de mon fantasme en érection…
13 – Complicité
Sébastien ne semble pas du tout dérangé par le fait que je le mate alors que je vois très clairement son érection sous son short. Bien au contraire, on dirait qu’il apprécie. Mais il reste concentré sur le jeu, s’énervant quand il est sur le point de perdre la partie, sautant de joie quand il gagne. Que c’est beau quand il saute sur place et que je vois son sexe monter et descendre.
Nous prenons une pause, pour boire. Des sodas, nous sommes en plein après-midi et ses parents ne vont pas tarder à rentrer. Je rêve ! Tranquille, sans se gêner de rien, il se gratte les couilles. Je peux en voir une ! Je ne sais pas comment me comporter, c’est presque le plus beau jour de ma vie. Je suis assis à côté de mon fantasme et il laisse dépasser une burne de son short pour la gratter.
Puis il passe sa main sous son nez, pour respirer l’odeur si particulière des testicules. C’est un réflexe très masculin, de se toucher puis de renifler ses doigts. Est-ce que je dois faire pareil ? Ce serait ridicule, de l’imiter immédiatement après son geste. Ça passerait pour le mec qui n’a aucune personnalité, qui ne sait pas comment faire avec son propre appareil génital, qui a besoin d’un modèle pour lui montrer comment procéder.
J’ai tellement envie de toucher. Est-ce qu’il me repousserait si j’approchais ma main ? Il est quand même en train d’envoyer des signes, non ? Subsiste la crainte que ce ne soit que mon interprétation. Que lui ne voit rien de particulier dans la situation. Qu’il n’aimerait pas que je m’approche de son sexe. Et je ne vais pas tenter, je ne veux pas prendre le risque de ruiner cet instant si particulier.
Il se lève, pour se diriger vers les toilettes. Qu’est-ce que j’aimerais l’accompagner ! Oui, j’ai envie de voir sa verge le plus souvent possible. Car ce n’est pas du tout la même situation que sous les douches collectives, où il s’exhibait devant tout le monde. Là, il n’y a que nous deux, c’est beaucoup plus intime. D’une certaine manière, j’admire sa décontraction. Moi je ne sais pas du tout comment me comporter quand je suis seul à seul avec un mec, qui est un pote.
Il revient des chiottes avec une belle marque sur l’avant de son short. Est-ce qu’il le fait exprès ? Maintenant, il sent un peu la pisse. Et je découvre que, comme l’odeur de la transpiration, au lieu de me déranger cela m’excite encore plus. Je l’avais déjà remarqué, sur moi-même. Ça me chauffe quand, lorsque je me masturbe, mon sexe dégage une odeur d’urine. Je ne pensais pas que cela me ferait le même effet venant d’un autre. Du moins, ce n’est pas n’importe quel autre, c’est Sébastien.
Je n’ai pas vu le temps passer. Nous jouons depuis des heures, la nuit commence à tomber. J’étais dans ma bulle, appréciant ce moment de complicité tout en me posant des milliers de questions. Je ne reviens à la réalité qu’en entendant ses parents rentrer. Ils passent par la chambre, simplement pour nous donner l’heure du dîner. Ils ne sont pas étonnés de nous voir, torse nu, assis sur le lit, presque collés l’un à l’autre. C’est parce que la situation est tout à fait normale, il n’y a rien d’équivoque, il n’y a que moi qui y vois quelque chose de sexuel.
Nous ne remettons nos tee-shirts que pour passer à table. C’est dommage, j’aurais aimé que les mâles ne portant rien, voir le torse de son père. Ma libido est à son maximum, je suis excité par tout et n’importe quoi. Y compris par ces poils que je vois dépasser du polo que porte le père de Sébastien. Il doit avoir un beau corps poilu. Mais je ne peux pas à nouveau me perdre dans mes fantasmes, il faut suivre la conversation. Ses parents m’interrogent, des questions banales, tandis que je n’ai envie que d’une chose : retourner dans la chambre avec mon pote.
Je pensais que la journée s’arrêterait là. J’ai déjà vécu de très beaux moments, plus intenses que je ne le pensais. Seulement, ses parents annoncent qu’ils passeront la soirée dehors. Ils me demandent si je veux rester dormir. Je lance un regard à Seb, pour avoir son approbation. Vu qu’il sourit, je pense que c’est aussi ce qu’il veut. Il faudra prévenir mes parents, mais je sais qu’ils seront tellement contents que je me fasse un ami qu’ils ne poseront aucune question.
Dès que nous sommes de retour dans la chambre, nous ôtons à nouveau nos tee-shirts. Cela me fait presque rire, on dirait qu’on ne peut pas jouer à la console en étant habillé. Nous enchaînons les parties jusque vers minuit, avant de décider d’aller nous coucher. J’imaginais qu’on me demanderait de dormir par terre, mais apparemment je vais partager le lit de Sébastien ! Punaise, il faudrait que j’aille me soulager les burnes, je vais exploser et je ne voudrais pas souiller ses draps pendant mon sommeil.
Il éteint la lumière. Quelques minutes après, je ne rêve pas, j’entends le bruit particulier de la masturbation. Puis, rapidement, des gémissements étouffés. Sébastien est en train de se branler à côté de moi ! Qu’est-ce que je dois faire ? C’est une situation totalement improbable. Je crois que, dans ce cas, je dois l’imiter. On ne laisse pas un pote se branler seul. Je ne sais pas si c’est une règle qui existe vraiment, mais vu qu’elle m’arrange, on va dire que c’est une loi universelle.
Alors nous sommes là, dans le noir, allongés côté à côte, chacun masturbant sa queue. J’arrive à suivre son rythme rien qu’au son de ses allers et retours sur son membre. Il gémit, donc je peux me permettre de laisser sortir des petits cris de plaisir. La chambre sent le mâle, toutes les odeurs sont démultipliées. Puis je le sens bouger, il pousse un long gémissement, il est en train de jouir. Je l’accompagne, essayant de viser mon ventre. Il se lève, c’est juste après lui que je vais aux toilettes pour m’essuyer. Lorsque je reviens dans la pièce, je sens l’odeur de sperme, c’est un vrai paradis.
On s’allonge à nouveau. Lui plonge dans le sommeil rapidement. Est-ce que ce moment a vraiment existé ?
14 – Réveil
Lorsque j’ouvre les yeux, il me faut un petit temps pour me remémorer où je suis. Il suffit que je tourne la tête pour que tout me revienne. Il y a un homme à côté de moi. Il y a Sébastien ! Punaise, ce n’était pas un rêve. Nous avons vraiment passé l’après-midi ensemble. J’ai réellement dormi dans son lit. Je n’en demandais pas tant. Est-ce que lui a l’habitude de ce genre de chose ? Pour moi, en tout cas, c’est une première et… je suis heureux.
Hier soir, nous nous sommes vidés, côte à côte, dans le noir. Certes, j’aurais aimé en voir plus, avoir une vraie vue sur sa masturbation. Mais rien que le fait de l’avoir entendu se palucher, de m’astiquer à côté de lui, c’était énorme. Je n’ai jamais été aussi excité. Est-ce qu’il se sentirait en confiance avec moi ? Je me trouve ridicule de me poser toutes ces questions, mais je n’ai aucune expérience en matière d’amitié, alors je ne sais pas du tout ce qui est normal ou non.
En tout cas, même si on s’est vidé les burnes ce matin, j’ai la trique. Celle du réveil, habituelle, avec quelque chose en plus. Parce que normalement, elle ne dure pas aussi longtemps. Là, on dirait que ma verge n’a pas envie de revenir en mode repos. Ce qui est logique, puisque je suis allongé à côté de mon fantasme ultime.
Pour l’instant, il me tourne le dos. Punaise, on s’est endormis à poil ! Ça aussi c’est une première pour moi. Je crois que je vais adopter cette technique, on se sent beaucoup plus libre. Enfin, pour que cela fonctionne, il faut se soulager avant de dormir. Si nous n’étions pas passés par l’étape masturbation, certainement que ces draps seraient maculés de mon sperme. Et du sien ?
Il respire lentement. Je le regarde. Il a un dos puissant, musclé, je ne suis qu’à quelques centimètres de mon mâle ultime. J’ai tellement envie de le caresser. Ce que je ne ferai pas. Nous sommes amis, pas petits copains. Le drap a glissé, je vois une partie de ses fesses. Comment pourrais-je débander face à un tel spectacle ? Il s’expose devant moi, il est donc en confiance, il ne dort certainement pas à poil avec tous ses potes.
Il bouge, il se met sur le dos. Oh punaise, il a la trique. C’est une véritable tente sous le drap. Dans les pornos, le mec retire lentement ce qui recouvre la verge en érection, pour commencer à jouer avec. C’est ce que j’ai envie de faire, difficile de me contrôler face à ce spectacle. Il me faut toute la volonté du monde pour ne pas totalement vriller. Il m’excite tellement ! Il ne faudrait pas grand-chose pour que je voie la bête dans toute sa splendeur.
Il ouvre les yeux. Un simple échange de « Salut ». Il n’essaie pas de cacher quoi que ce soit. C’est le mâle fier de sa queue, qui n’a pas honte sa masculinité. Il a raison, nous sommes entre mecs, pourquoi se gêner ? C’est la version qui m’arrange. Et puisqu’il a confiance, je dois également montrer que je suis sûr de ma virilité. Je reste sur le dos, queue tendue sous le drap. On se regarde mutuellement. Je vis un véritable rêve, je n’aurais jamais pu croire à une telle complicité avec un mec.
Et puis, comme nous ne faisons rien, nos sexes finissent par ramollir. Comme si nos pénis étaient déçus qu’on ne s’occupe pas d’eux. Sébastien se lève, je le vois intégralement de dos. Punaise, qu’il a de jolies petites fesses bien fermes ! Je sens que je vais repartir. Seulement, c’est lui qui décide. On dirait qu’il n’a pas envie d’aller plus loin, alors je dois rester à ma place. J’enfile aussi mon boxer. On remet les mêmes vêtements qu’hier, avant de nous rendre dans la cuisine où on retrouve ses parents.
Le rêve est terminé, nous revenons totalement dans la réalité. Avec des discussions banales. Je voudrais tellement rester ici une journée entière. J’aimerais tellement que nous soyons un couple. C’est bizarre, cette pensée. Je n’imagine même plus forcément du sexe, plutôt d’avoir Sébastien comme amoureux. Mais le monde réel est totalement différent. J’ai simplement passé la nuit chez un pote et maintenant il est temps de rentrer chez moi.
Mes parents attendent le compte-rendu des événements. Ils sont tellement contents que je me fasse un ami. Le résumé sera très rapide : on a joué à la console puis on est tombé comme des masses. C’est une déformation des événements, ils n’ont pas à connaître tous les détails. D’ailleurs, je n’ai personne à qui parler de ce qui est arrivé. Sébastien est mon premier et pour l’instant seul pote. Je n’oserais pas discuter avec lui de ce que je ressens, des envies qui émergent en moi quand je suis à ses côtés.
Je n’arrête pas de repenser à ces scènes. Jouer torse nu à côté de lui. Se gratter les couilles. Voir nos érections sous le short. Se palucher côte à côte dans le lit. Regarder nos érections matinales. Évidemment que je bande à fond en visualisant ces épisodes. Combien de fois vais-je me soulager rien qu’en repensant à ce qui est arrivé ?
Déjà, j’ai envie de le retrouver. J’imagine que nous pourrions aller plus loin. On pourrait se masturber en se montrant mutuellement. Je pourrais prendre sa queue entre mes doigts pour lui donner du plaisir. Il pourrait certainement m’apprendre d’autres choses, enfin je ne sais même pas si de son côté il a une vie sexuelle active ou non.
Pendant toute la journée, nous échangeons des WhatsApp. Je viens vraiment de me faire un pote. Il faut que je la joue fine. Est-ce que c’est difficile pour tous les gays de se faire un pote beau à mourir ? J’ai envie de tellement plus avec Sébastien, mais il faut que je reste à ma place. C’est déjà énorme tout ce que nous avons partagé, je ne peux pas être plus exigeant. Enfin, mon imagination repart quand il écrit : « Faudra se refaire ça ».
Tu m’a fais revivre mon adolescence.
J’ai eu toutefois mes premiers rapports intimes avec un camarade de classe à 13 and. Je suis impatient de lire la suite de to histoire. Merci et bisous