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À travers cette série littéraire, suivez les aventures de Tristan.
En quête d’une nouvelle orientation professionnelle, il se focalise sur sa passion : les hommes !
Leur bien-être, leur plaisir, leur épanouissement. Il offre des services inédits dans le village.
Les habitants n’attendaient que ça…

Proposer des massage… avec finition !

Après des années d’absence, Tristan revient dans le village où il a grandi avec une seule idée en tête : vendre la ferme de ses parents et repartir.
Ses projets prennent rapidement une autre direction. Dans ces murs chargés de souvenirs, il imagine un lieu à l’abri des regards et des préjugés, où les hommes pourront venir se détendre et assumer leurs désirs sans craindre d’être jugés.
Sa clientèle ? Principalement les agriculteurs des environs. Accepteront-ils de payer pour un massage ? Tristan en doute. Mais si la prestation promet une finition très particulière… il pourrait bien avoir trouvé le bon argument.

1h de lecture-plaisir

(Extrait, début de l’histoire)

À genoux, au milieu des bottes de foin, je lui donne le plaisir qu’il est venu chercher. Simple, direct, sans blabla. Il se pointe, il baisse son froc, il bande bien dur, je lui vide les burnes.
— Oui, Tristan, ça monte.
Ça ne dure jamais très longtemps. Quand il passe, c’est qu’il a les couilles pleines. Et comme madame a toujours une excuse pour éviter de soulager son mari, c’est chez moi qu’il vient.
— Je vais cracher.
Cela fait deux semaines qu’il passe chaque jour.
— Oui !
J’avale tout ce qu’il me donne. C’est ce qu’il apprécie le plus, que je le finisse en bouche. C’est vrai qu’il s’agit de la meilleure sensation au monde.
— Putain, c’est bon.
Il se tourne légèrement, pisse un coup directement sur le sol et remonte son froc.
Après quoi, on s’installe sur une botte de foin, il débouche le pinard et on trinque. Je suis presque une pute low cost, je taille une pipe en échange de vin.
— Faudrait que tu restes, Tristan.
Il aimerait avoir son petit suceur à disposition en permanence. Moi, je le soulage parce qu’il a une bonne queue et que, dans ce bled, on ne peut pas dire qu’il y ait l’embarras du choix.
— Jean-Jacques, j’ai presque fini de vider la maison.
— Dommage pour la ferme, t’as des propositions de rachat ?
— Des Parigots qui veulent en faire un gîte.
— Qu’est-ce qu’ils sont cons ces Parisiens. Y a déjà 15 maisons d’hôte à dix kilomètres à la ronde. Il manque juste les touristes, y a rien à faire ou à voir dans le coin.
— Tu sais que je n’ai pas le choix, il faut rembourser les dettes.
J’aurais pu refuser l’héritage, je savais parfaitement que mes parents ne roulaient pas sur l’or, bien au contraire. Je n’ai pas réussi, il y a trop de souvenirs, toute mon enfance.
— Tu devrais rester encore un peu.
— T’aimes bien ton pompeur.
— D’accord, c’est pratique pour moi et t’es super doué. Mais si tu passais un peu de temps ici, tu découvrirais que je ne suis pas le seul à avoir besoin d’être vidangé.
— Ce n’est pas ce qui dit Grindr. Les premiers gays sont à 75 kilomètres. Et encore, ce sont des touristes.
— Évidemment, Tristan. Souviens-toi, on est à la campagne. Personne ne parle de ses penchants, personne ne va sur les applications, c’est trop la honte. Dans les grandes villes c’est plus simple, ici on risque le bûcher en disant qu’on aime la queue ou juste se faire sucer par une bonne bouche de mec.
— Sans doute.
— Franchement, y a du potentiel.
S’il n’était pas aussi sérieux, j’éclaterais de rire.
— Tu veux quoi, que j’ouvre une maison close ? Que je fasse fortune en suçant des queues ?
— Ce serait un concept, et ça fonctionnerait. Mais on a besoin d’autre chose ici.
Il a vraiment pensé à la situation. Est-ce qu’il a échafaudé un plan juste pour me garder à disposition ?
— On ne veut pas d’un énième gîte à la con, avec des touristes à la con, qui se croient à Disneyland quand ils viennent à la campagne. Il faut un truc qui serve aux locaux.
— Crache le morceau.
— Quand j’étais au salon de l’agriculteur, j’ai voulu tenter un truc.
Il devient tout rouge. J’adore quand un mec timide parle de sexe. Certes, aujourd’hui il est détendu, il vient, il trique, il jouit. La première fois, il a tourné autour du pot pendant des heures, j’exagère à peine. Il est devenu plus rouge qu’une tomate. C’était risqué de me demander une pipe.
— Je suis allé dans un sauna, pour les hommes qui aiment les hommes.
Je ne peux pas m’empêcher d’ouvrir de grands yeux. Je n’imagine pas du tout Jean-Jacques dans ce genre de lieu.
— J’avais un peu la trouille, c’est un univers que je ne connais pas. Mais j’ai trouvé ça super.
— Est-ce que je comprends ce que tu es en train de me dire ?
— T’as de l’espace. Pour commencer, le corps de ferme est en bon état.
— Jean-Jacques, ton idée pose plusieurs problèmes. En premier lieu, il faut de la tune pour aménager tout ça. Ensuite, enfin, je ne vais pas ouvrir un sauna gay au milieu des champs alors que tu viens de dire que dans le coin on n’assume pas son homosexualité.
— C’est sûr qu’il faudra être discret. Trouver une couverture, une idée pour faire comprendre que c’est un lieu pour les hommes. Mais un truc soft, alors que nous, on saurait ce qu’il s’y passe réellement.
— Je ne vais pas m’emmerder avec ça, c’est de la folie.
— C’est quoi déjà ton job ?
Il sait appuyer là où ça fait mal. La même journée, j’ai appris le décès de mes parents et mon licenciement.
— Le nerf de la guerre, c’est la tune. Je n’en ai pas, je ne peux pas entreprendre quoi que ce soit. Il faut que je vende la ferme, le terrain et après on verra.
— Moi je trouverais ça cool, et ça fonctionnerait. Y a rien à des kilomètres à la ronde, tu serais le seul lieu où les mecs pourraient se faire plaisir en toute discrétion.
— T’as beaucoup cogité.
— J’ai pris goût à la pipe, je ne veux pas que ça s’arrête.
Voilà la vraie raison. Il ne mettrait pas son projet en place lui-même, en revanche il aimerait bien que moi je prenne les choses en main, pour qu’il puisse se soulager quand il veut.
— Je ne vois pas comment l’idée pourrait prendre forme.
— Si tu acceptes, je veux bien te sucer.
Dit-il en devenant à nouveau tout rouge.
— Commençons soft, branle-moi.
Je baisse mon froc. Il hésite. Mais il finit par enserrer ma queue entre ses doigts et commence à me faire du bien.
— Je donnerais quoi comme couverture ? Ce serait quoi la désignation officielle du lieu ?
Il est doué pour la masturbation, est-ce que c’est la première fois qu’il paluche un autre mec ?
— On a besoin de se détendre de temps en temps.
— Continue.
Ce mouvement lent, précis, sur ma queue, il arrive à me faire monter le jus.
— Je sais pas si t’as vu, dans le village d’à côté ils ont ouvert un salon d’esthétique et de massages, seulement pour les femmes.
Il regarde ma queue avec cette envie, dans ses yeux, de me la sucer. Allons-y par étapes, ce qu’il est en train de me faire est déjà excellent.
— Nous les mecs, on veut aussi des massages.
— Putain !
Il vient de me faire jouir. Je ne sais pas où mon sperme a giclé, mais c’est ça qui est pratique, on s’en fout. Il s’est écrasé quelque part dans le foin. Comme lui, je pisse un coup, avant de remonter mon froc.
— Tu commences doucement, des massages, avec extra. Tu gagnes de la tune, tu peux démarrer les travaux.
— Jean-Jacques, c’est hyper précis ton idée.
Il baisse les yeux.
— J’en rêve depuis longtemps. Tu sais, au PMU, quand on a un coup dans le nez, on se laisse aller. J’entends les discussions et je lis entre les lignes. Mes potes auraient envie de ce genre de chose. Se retrouver entre mecs, à poil, pour faire des cochonneries.
— Je ne suis pas masseur.
— Et les agriculteurs du coin n’ont jamais eu de massage professionnel.
Il marque des points, mais son idée me paraît totalement folle.
— Pas besoin d’autorisation pour ce genre de chose. Et puis, tout le monde sera content qu’un jeune du coin essaie de faire revivre la ferme plutôt que de la vendre à des Parigots.
— T’es dingue.
— Je serais le premier client et je ne dirais que tu bien de tes services.
— Vu que tu cogites là-dessus depuis longtemps, tu dois avoir trouvé un nom pour l’établissement.
— « Entre nous ».
— C’est direct.
— J’espère que tu vas y réfléchir.
On est soulagé tous les deux.
Il remonte dans sa voiture pour retourner dans sa ferme.
Est-ce que son idée est totalement folle ou est-ce que ça pourrait fonctionner ?